Senator Richard Black SAF BOSTON

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VA Senator Richard Black meeting with New England chapter of SAF at St John’s of Damascus church in Dedham

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Azouzi

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Alep-Syrie : UN GROUPE « MODERE », AMI DES USA ET DE L’UE, DECAPITE UN ENFANT DE 11 ANS

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Syrie : Les rebelles de « l’opposition modérée » décapitent un enfant palestinien

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Une nouvelle atrocité qui n’est hélas pas une nouveauté en soi : une milice de l’opposition syrienne modérée admise par Washington et les Occidentaux, sans oublier les monarchies arabes et la Turquie,  a égorgé puis décapité un enfant palestinien du camp palestinien de Handarate, dans la province nord d’Alep.

En réalité, depuis le début de leur insurrection contre le pouvoir syrien, jamais les rebelles syriens modérés ne se sont fait remarquer par leur humanisme. Leur répertoire regorge d’atrocités, dont ils se targuaient en postant les images sur la Toile. Comme leur image en a été profondément écornée, ils ont cessé de le faire. C’est la première fois depuis bien longtemps qu’ils postent les images de leurs crimes. 

En effet, c’est une vidéo postée par les auteurs du crime sur la Toile qui a révélé ce crime horrible commis contre Abdallah Issa, (âgé de 10 ou 12 ans selon les sources)  et qui a eu lieu mardi matin.

Les images montrent son arrestation qui a eu lieu dans le camp palestinien de Handarate, dans la province ouest d’Alep, où de violents combats ont lieu alors que les forces régulières tentent de le récupérer. Le petit Abdallah y paraissait terriblement apeuré.

Elles filment aussi son égorgement et sa décapitation.
Ainsi que la revendication des miliciens du groupuscule Mouvement Noureddine al-Zenki lequel occupe le camp de Handarate au côté d’autres milices takfiristes.

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Ils la justifient en disant qu’il fait partie du groupe armé « Brigades d’al-Quds», un supplétif de l’armé syrienne régulière, et allèguent qu’il les espionnait pour son compte. Tout en se moquant de cette brigade, en disant «qu’elle n’a plus d’homme et leur envoie désormais des enfants ! »

Selon l’AFP, le groupe en question a nié toute appartenance de cet enfant à son mouvement, soutenant qu’il s’agit d’un réfugié palestinien de 12 ans. « Blessé au ventre et à la jambe, il a été enlevé de l’hôpital où il était soigné », précise le groupe. Il était atteint par la talacémie aussi. Sur les images vidéo, il est apparue avec  des tubes de perfusion médicale plantés dans le bras droit.

Son exécution horrible s’est faite sur le champ et sans même recourir à l’Instance législative,  consultée en principe pour ce genre de verdict.

Le Mouvement Noureddine Zinki qui fait partie de l’Armée syrienne libre (ASL) est, selon la BBC, soutenu financièrement et militairement aussi bien par les Etats-Unis que la Grande Bretagne, la France, la Turquie, le Qatar et les autres pays du Golfe. 

Selon la télévision al-Mayadeen, il combat surtout dans les provinces nord et ouest d’Alep. Le plus souvent aux côtés de la milice wahhabite d’Al-Qaïda, le front al-Nosra. Des observateurs ont révélé  qu’il a reçu dernièrement des missiles anti-blindés américains de type TOW. 

Le Hezbollah condamne: une marque de honte

Dans un communiqué, le Hezbollah a violemment condamné cette atrocité, et s’est dit totalement sidéré par « le ton ostentatoire de ses auteurs lequel constitue une marque de ces mouvements meurtriers qui œuvrent dans le cadre de la soi-disant opposition » syrienne.

« Les tentatives de certains régimes d’occulter ce caractère criminel à ces mouvements terroristes sont le plus souvent mises en échec par les exactions horribles qu’ils commettent eux-mêmes », a condamné le Hezbollah. Avant de conclure : «  l’assassinat de cet enfant est une marque de honte sur le front des terroristes et de tous ceux qui  les soutiennent, et ceux qui justifient leurs crimes ».

Épinglé par Amnesty International: crimes de guerre

Pour sa part, le commandement du Mouvement Noureddine Zenki a reconnu indirectement ce crime, le qualifiant « de crime individuel » et prétendant « qu’il constitue une violation et ne reflète pas l’état général du mouvement ». Il a indiqué avoir arrêté ses auteurs et les avoir traduits devant une commission d’enquête.

Sachant que selon les agences, cette milice a été épinglée au debut du mois par Amnesty International qui a révélé et condamné dans un rapport détaillé les abus commis par ses miliciens, les accusant d’être coupables de crimes de guerre et responsables « d’une effrayante vague d’enlèvements, de tortures et d’exécutions sommaires ».

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Note d’identification

Dans une note d’identification, Media de Guerre, instance médiatique de la résistance œuvrant en Syrie, dévoile que cette milice est plutôt d’obédience et de financement turcs.

Elle a dès les premiers jours des événements syriens en 2011 lancé la lutte armée contre le pouvoir syrien, à partir du village Qabtane-AlJabal, dans la province ouest d’Alep. Elle était a cette époque dirigée par Tawfik Chéhabeddine, connu pour ses tendances takfiristes. 

Cette milice s’est fait surtout remarquer par ses chamboulements au niveau de ses alliances : en juillet 2012, il a rejoint Liwa al-Tawhid, puis l’Association des brigades « fa-stakim kama oumirt » ( Tiens-toi droit comme on te l’ordonne). Avant de le quitter en juin 2013. Le but de ces deux ralliements était d’obtenir le soutien de la Turquie. 
En 2014, il va rejoindre Jaïch al-Moujahidine, et le quitter la même année.

Depuis, il est l’allié de la branche d’Al-Qaïda en Syrie et participe entre autre au pilonnage régulier des quartiers résidentiels loyalistes d’Alep, tuant et blessant des centaines de civils. Il ne manque pas de se targuer de le faire en postant les images sur la Toile.

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Washington pourrait reconsidérer sa position

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Toujours selon Media de guerre, ce groupuscule dispose du soutien sans limite de la cellule MOK, située en Jordanie et dirigée par les Etats-Unis.  Il fait partie des milices qui jouissent du plein soutien des Américains lesquels le présentent dans les conférences internationales comme étant un mouvement modéré.

Selon l’AFP, à Washington, le département d’Etat a indiqué avoir été informé de « l’ horrible » incident et fait savoir que son soutien au groupe rebelle pourrait être reconsidéré.

« Nous enquêtons pour avoir plus d’informations », a affirmé mardi son porte-parole Mark Toner. « Si ces allégations s’avèrent fondées, nous réexaminerons tout lien ou  coopération que nous pourrions avoir avec ce groupe, a-t-il ajouté.

 

Sources: Al-Akhbar, Al-Mayadeen; AFP, al-Manar; Média de guerre

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=315819

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UN GROUPE « MODÉRÉ », AMI DES USA ET DE L’UE, DÉCAPITE UN ENFANT DE 11 ANS
En savoir plus sur http://www.jacques-tourtaux.com/#S71CdfUV2kaYU8Z0.99

Les combattants du groupe Nour al-Din al-Zenki, groupe considéré comme faisant partie de l’opposition modérée, ont décapité un Palestinien âgé de 11 ans accusé d’espionnage.

L’exécution a été filmée. Dans la vidéo, des membres du groupe emmènent l’enfant dans une voiture, puis l’un d’entre eux coupe la tête du garçon avec un couteau sous les cris d' »Allah Akbar! », rapporte le Daily Mail.
En savoir plus sur http://www.jacques-tourtaux.com/blog/do/author/55057b9187b65c8e2f1b3918/#V5k2ry0wM7eoFyui.99

Azouzi

 

 

 

 

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Attentat à Nice: encore une fois des victimes innocentes

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Attentat à Nice: la préfecture demande aux habitants de rester cloîtrés

Un camion a foncé jeudi soir dans la foule sur la Promenade des Anglais à Nice pendant le feu d’artifice du 14 juillet, faisant plusieurs victimes selon la mairie et des témoins sur place. La préfecture des Alpes-Maritimes évoque un attentat et demande aux habitants de rester cloîtrés.

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La maire de Nice a évoqué sur Twitter des dizaines de victimes. Vers 23H20, un important périmètre de sécurité était délimité à proximité, autour de la place Masséna. « Les gens courent, c’est la panique. Il est monté sur la Prom et il a foncé sur tout le monde » explique notre collègue. « Il y a du monde en sang, sans doute plein de blessés », explique un journaliste de Nice Matin présent sur place.

(CNN)« Probably » 30 people were killed and 100 injured when a truck drove through a crowd on Bastille Day in Nice, France, a local prefecture official told CNN.

Christian Estrosi, the head of the regional council of Provence-Alpes-Côte d’Azur, said late Thursday: « Dear Nice residents, the driver of a truck appears to have caused tens of deaths. Stay for the moment in your homes. More info to come. »
CNN affiliate BFM-TV reported that police and the truck occupants exchanged gunfire.
BFM posted an image of the truck that reportedly was involved in the incident. The photo shows what appears to be bullet holes in the windshield of the white truck.
Eric Dartell was eating at a restaurant on the street where the incident happened.
« You can see wreckage all along the way, a body, bicycles, street lamps and debris everywhere, » he said.

 

Tragédie barbare est incompréhensible, paix aux âmes des victimes et je suis de tout cœur avec leurs familles.’AZOUZI’

EN DIRECT – Attentat sur la promenade des Anglais à Nice

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/14/01016-20160714LIVWWW00269-attentat-nice-promenade-des-anglais.php

Azouzi

 

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President al-Assad’s interview with NBC News

Damascus, SANA, President Bashar al-Assad gave an interview to NBC News published Thursday, following is the full text:

Journalist: Mr. President, thank you for having us and allowing NBC News to ask you some important questions.
President Assad: You’re most welcome in Damascus.

Question 1: A few weeks ago, you told lawmakers here that you would retake every inch of Syria. The U.S. State Department called that “delusional.” You’re a long way from winning this war, aren’t you? Never mind retaking every inch of Syria.

President Assad: Actually, the Syrian Army has made a lot of advancement recently, and that is the goal of any army or any government. I don’t think the statement for the United States is relevant. It doesn’t reflect any respect to the international law, to the Charter of the United Nations. It doesn’t reflect respect of the sovereignty of a country that it had the right to take control of its full land.

Question 2: But how long do you think this will take you to win this war?

President Assad: You’re talking about something that is related to many factors. The most important factor is how long are the supporters of those terrorists are going to keep supporting them, especially Turkey, Qatar and Saudi Arabia, with the endorsement of some Western countries including the United States. If you don’t have that support, it won’t take more than a few months.

Question 3: More than a few months. You see, I’ve been here ten times, and I’ve heard your governors say “it will take a month to retake Homs, it will take six months to retake somewhere else.” It always takes longer than that. So, realistically, this will take years, won’t it?

President Assad: That’s why I said that depends on how much support the terrorists are going to have, how much recruitment are you going to have in Turkey with the Saudi money, to have more terrorists coming to Syria. Their aim is to prolong the war, so they can prolong it if they want, and they’ve already succeeded in that. So,
that depends on the question. If you’re talking about how much it’s going to take as only a Syrian conflict, an isolated conflict, this is where it won’t take more than a few months. But if it’s not isolated, as is the case today with the interference of many regional and international powers, it will be going to take a long time, and no-one has the answer to the question you have posed. Nobody knows how the war is going to develop.

 

Question 4: A year ago, the war was going quite differently. You made a speech in which you said you were short of troops, you had to give up some areas reluctantly. What changed after that? Was it that Russia entered the war? That’s the real reason this war is turning, isn’t it? That Russia is on your side.

President Assad: Definitely, the Russian support of the Syrian Army has tipped the scales against the terrorists.

Question 5: It’s the crucial factor?

President Assad: It is, it is, definitely. At the same time, Turkey and Saudi Arabia have sent more troops since that Russian legal intervention started, but in spite of that, it was the crucial factor, as you just mentioned.

Question 6: So, you owe President Putin a lot.

President Assad: Everyone who stood beside us; Russians, Iranians, and even the Chinese stood, but each one in its own way, whether political, military, or economic, because it’s not one factor; you cannot only talk about the firepower or the human resources. It’s a multi-factor issue. All those countries supported Syria, beside other countries who supported to a lesser degree.

Question 7: Has President Putin demanded anything of you? What’s the deal?

President Assad: When he wanted to intervene? He didn’t ask for anything.

Question 8: Nothing?

President Assad: For a simple reason: first of all, their politics are built on values. This is very important. The second thing, their interest is common interest with us now, because they are fighting the same terrorists that they should fight in Russia. We are fighting the terrorists that could be fighting in Europe, in the United States, anywhere else in the world. But the difference between President Putin and the other Western officials is that he could see that clearly while the other officials in Europe or in the West in general couldn’t see that. That’s why his intervention is based on values, and at the same time based on the interest of the Russian people.

Question 9: Do you speak much with him?

President Assad: When there’s something to speak about, of course we speak, or through officials.

Question 10: How often, for example, this year, have you spoken with him?

President Assad: I didn’t count them, but many times. We spoke many times.

Question 11: And how would you describe your relationship with him?

President Assad: Very frank, very honest, mutual respect.

Question 12: But he has demanded nothing of you, is that the case?

President Assad: Nothing at all, nothing at all.

Question 13: Because the suspicion is that Russia may be working in concert with the United States, and Secretary of State Kerry is meeting Vladimir Putin Thursday in Moscow. The suspicion is that they are coming to some sort of deal that might be bad news for you.

President Assad: First of all, regarding the first part, if he wanted to ask for something, he would ask me to fight the terrorists, because this is where his interest as a president and as a country – I mean Russia – lies. Second, regarding that allegation from time to time, that the Russians met with the Americans and they discussed something about the Syrian issue, like, in order to give the impression that they are deciding what is going to happen in Syria. Many times, the Russian officials many times said clearly that the Syrian issue is related to the Syrian people, and yesterday Minister Lavrov said that clearly; said we cannot sit with the Americans to define what the Syrians want to do. This is a Syrian issue, only the Syrian people can define the future of their country and how to solve their problem. The role of Russia and the United States is to offer the international atmosphere, to protect the Syrians from any intervention. The problem in that regard is that the Russians are honest, the Americans didn’t deliver anything in that regard. But, this is not to take the decision about what we have to do as Syrians.

Question 14: So just to be clear: neither Foreign Secretary Lavrov nor President Putin has ever talked to you about political transition, about a day when you would leave power? That’s never come up?

President Assad: Never, because as I said, this is related to the Syrian people. Only the Syrian people define who’s going to be the president, when to come, and when to go. They never said a single word regarding this.

Question 15: And you’re not worried in the least about Secretary Kerry meeting Vladimir Putin and coming to an understanding in which you may have to leave power?

President Assad: No, for one reason: because their politics, I mean the Russian politics, is not based on making deals; it’s based on values. And that’s why you don’t see any achievement between them and the Americans because of different principles. The American politics are based on making deals, regardless of the values, which
is not the case for the Russians.

 

Question 16: But of course it’s not just Russia that’s bombing your enemies; it’s the United States. Do you welcome American airstrikes against ISIS?

President Assad: No, because it’s not legal. First of all, it’s not legal.

Question 17: It’s not legal for Russia to do it, is it?

President Assad: No, they are invited legally and formally by the Syrian government. It’s the right of any government to invite any other country to help in any issue. So, they are legal in Syria, while the Americans are not legal, with their allies, of course all of them are not legal. This is first. Second, since the Russian intervention, terrorism has been, let’s say, regressing, while before that, and during the American illegal intervention with their allies ISIS was expanding and terrorism was expanding and taking over new areas in Syria. They’re not serious. So, I cannot say I welcome the un-seriousness and to be in Syria illegally.

Question 18: Thousands of missions, hundreds of airstrikes… the United States is not being serious in Syria?

President Assad: The question is not how many strikes. What is the achievement? That’s the question. The reality is telling, the reality is telling that since the beginning of the American airstrikes, terrorism has been expanding and prevailing, not vice versa. It only shrank when the Russians intervened. So, this is reality.
We have to talk about facts, it’s not only about the pro forma action that they’ve been taking.

 

Question 19: So, American airstrikes are ineffective and counterproductive?

President Assad: Yes, it is counterproductive somehow. When terrorism is growing, it is counterproductive. That’s correct.

Question 20: Whose fault is that? Is that a military fault, or is President Obama simply not being, let’s say, ruthless enough?

President Assad: No, first of all it’s not about being ruthless; it’s about being genuine. It’s about the real intentions, it’s about being serious, it’s about having the will. The United States doesn’t have the will to defeat the terrorists; it had the will to control them and to use them as a card like they did in Afghanistan. That will reflected on the military aspect of the issue. If you want to compare, more than a hundred and twenty or thirty Russian airstrikes in a few areas in Syria, compared to ten or twelve American allies’ airstrikes in Syria and Iraq, it means militarily nothing. But that military ineffectiveness is a reflection of the
political will.

 

Question 21: There was a political will, as you put it, to remove you from power. That was the will of Washington. That seems to have changed. Have you any idea why the United States has changed its mind apparently about your future?

President Assad: No, because the problem with the American officials is that they say something and they mask their intentions, they go in a different way. They say something, they say the opposite. They say something, they do something different. So, you cannot tell what are their real intentions. What I’m sure about is that they don’t have good intentions towards Syria. Maybe they are making tactics, maneuvers, but they haven’t changed their intentions, as I believe.

Question 22: President Obama wanted you out. He’s leaving office soon, and you’re staying. Did you win?

President Assad: No, it’s not between me and him. It’s between me and whoever wants to destroy this country, and mainly the terrorists within Syria now. This is where we can win as Syrians; if we can get rid of those terrorists, if we can restore the stability in Syria, this is where we win. Otherwise, we cannot talk about winning.
That’s true, they didn’t succeed, but if they don’t succeed in their plans, if it went into a fiasco, it doesn’t mean we win the war. So I have to be realistic and precise about choosing the terms in that regard.

 

Question 23: But one of the president’s key aims, which was to remove you from power, has clearly failed, or do you believe it’s failed?

President Assad: Yeah, I said he’s failed, but that doesn’t mean I win, because for him the war is to remove me, for me the war is not to stay in my position; for me the war is to restore Syria. So, you’re talking about two different wars; for me I’m not fighting my war, I’m not fighting the war that the president should stay. My war is to protect Syria. I don’t care about if I stay or not as long as the Syrians don’t want me to be in my position. For me, I don’t care about what the other presidents want; I care about what the Syrians want. If they want me to stay, I’m going to stay, if they want me to leave, I’m going to leave. So, it’s different, a completely different thing.

Question 24: Do you feel the United States has fundamentally misunderstood your war with ISIS, with what you might call a common enemy?

President Assad: Again, it’s not a common enemy, because for us we are genuine in fighting not only ISIS but al-Nusra and every affiliated to Al Qaeda organization within Syria. All of them are terrorists. So, if you want to talk not about ISIS, about the terrorist groups, we wanted to get rid of the terrorists, we wanted to defeat those terrorists, while the United States wanted to manage those groups in order to topple the government in Syria. So, you cannot talk about common interest unless they really want to fight those terrorists and to defeat them, and they didn’t do that. They’ve been in Iraq in 2006, they didn’t try to defeat them.

Question 25: But America is very genuine about fighting ISIS. ISIS is a threat to the American homeland. How can you say America is not serious about fighting ISIS?

President Assad: Because ISIS has been set up in Iraq in 2006 while the United States was in Iraq, not Syria was in Iraq, so it was growing under the supervision of the American authority in Iraq, and they didn’t do anything to fight ISIS at that time. So why to fight it now? And they don’t fight it now. It’s been expanding under the supervision of the American airplanes, and they could have seen ISIS using the oil fields and exporting oil to Turkey, and they didn’t try to attack any convoy of ISIS. How could they be against ISIS? They cannot see, they don’t see? How the Russians could have seen it from the first day and started attacking those convoys? Actually, the Russian intervention unmasked the American intentions regarding ISIS, and the other terrorist groups, of course.

Question 26: Three years ago, President Obama made a threat against you. He drew a red line, and then withdrew from that and did not attack you. What do you feel about that? Is that the sign of a weak president?

President Assad: That’s the problem with the United States. They’ve been promoting for years now that the only good president is ruthless or tough and who should go to war. This is the definition. Otherwise, he’s going to be a weak president, which is not true. Actually, for the American administrations since the second World
War, they have shared in stoking the fire in conflicts in every part of this world. And as the time goes by, those administrations are becoming more and more pyromaniac. The difference now between those administrations is only about the means, not about the goal. One of them sends his own troops, like Bush, the other one is using surrogate mercenaries, the third one using proxies, and so on, but the core is the same, nothing has changed.

 

Question 27: But to go back to that moment three years ago, was that the sign of a weak United States and a weak president?

President Assad: No, because if you want to talk about the core, which is the war attacking Syria, they’ve been attacking Syria through proxies. They didn’t fight ISIS, they didn’t make any pressure on Turkey or Saudi Arabia in order to tell them “stop sending money and personnel and every logistic support to those terrorists.”
They could have done so, they didn’t. So, actually they are waging war, but in a different way. They didn’t send their troops, they didn’t attack with missiles, but they send mercenaries. That’s what I meant. I mean, it’s the same.

 

Question 28: Did it surprise you that they didn’t attack?

President Assad: No, no. It wasn’t a surprise, but I think what they are doing now had the same effect. So, between mercenaries and between missiles, this one could be more effective for them. So, no, I couldn’t say that I was surprised.

Question 29: You’re a leader. By drawing a red line and not following through, has that damaged America’s credibility, not just in the Middle East, but in the world?

President Assad: But this credibility hasn’t ever existed for us, at least since the early 70s, to be frank with you, since we restored our relations with the United States in 1974 we never saw any administration that has real credibility in every issue we dealt with. They never had it. So, I cannot say that it is harmed. Many of
their allies don’t believe them. I think the American credibility, not because of what you mentioned, because of their politics in general, their mainstream politics, are at an all-time low. That’s how we see it.

Question 30: An all-time low in terms of its credibility in the world?

President Assad: Generally, yeah. Regarding the politics in general, not regarding Syria. Yeah.

Question 31: Do you welcome the end of President Obama’s term of office?

President Assad: It means nothing for us, because if you change administration but you don’t change politics, it means nothing. So, it’s about the politics, and in Syria we never bet on any president coming or any president going. We never bet. Because what they say in their campaign is different from what they practice after they are elected.

Question 32: You’ve talked about presidents being the same, never changing their policy, but there will be a new president in the United States next year. Do you hope for a new relationship? Do you believe anything like that is possible?

President Assad: Yeah, of course. We always hope that the next president will be much wiser than the previous one, less pyromaniac as I said, less militaristic, adventurist president. That’s what we hope, but we never saw. I mean the difference is very marginal. So, we keep hoping, but we don’t bet on that hope.

Question 33: So, there will be a new president. There are two main choices: one of them is Donald Trump. What do you know of Mr. Trump?

President Assad: Nothing. Just what I heard in the media, and during the campaign. That’s what I say, we don’t have to waste our time hearing what they say in their campaign; they’re going to change after they are elected, and this is where we have to start evaluating the president, after the campaign, not during the campaign.

Question 34: And you’re here in Damascus, what are you hearing in the media about Mr. Trump?

President Assad: The conflict between the Americans, but we don’t pay much attention to it. I mean, even this rhetoric between the different, let’s say, nominees, is changing during the campaign. So, what you hear today is not relevant tomorrow. So, we cannot build our politics on day-to-day politics.

Question 35: But you’re following this election?

President Assad: Not really, not really. Because as I said, you don’t follow anything that you cannot consider as connected to the reality yet. It’s only connected to the reality when they are in office. So far, it’s only rhetoric. We don’t have to waste our time with rhetoric.

Question 36: Simply rhetoric. So, for example, talking about Mr. Trump; anything Mr. Trump says, you wouldn’t necessarily believe that would be the policy of a President Trump?

President Assad: No, we cannot. Whether Trump or Clinton or anyone. I’m talking in general, it’s not about the names. It’s a principle for every American president in every campaign.

Question 37: He’s made very few comments about Syria or the Middle East, but he’s described you as a “bad guy.” Does that worry you?

President Assad: That’s his opinion. No, it’s a personal opinion. He doesn’t have to see me as a good guy. The question for me: do the Syrians see me as a good guy or
a bad guy, not an American person or president or nominee. I don’t care about it. It’s not part of my political map, let’s say.

 

Question 38: One of the things he’s said and been very clear about is that he would be much tougher on ISIS. You would welcome that, wouldn’t you? Because you just said President Obama isn’t serious.

President Assad: You don’t have to be tougher. This word doesn’t have any meaning in reality, in real life, in this region. You have to fight ISIS in different ways.
ISIS is not only fighters you have to attack with the strongest bomb or missile. It’s not like this. The issue of terrorism is very complicated, it’s related to the ideology. How can you be tough against the ideology of ISIS? That’s the question. How can you be tough regarding their economy, how they offer money and donations?
How can you deal with that?

 

Question 39: I think Mr. Trump is talking about military toughness. He wants to-

President Assad: It’s not enough, it’s not enough. You have to be smart. It’s not enough to be tough. First of all, you have to have the will, you have to be genuine, then you have to be smart, then you can be tough, and being tough and being militarily active, this is important, but this is the last option when you fulfill the first criteria.

Question 40: From what you know of Mr. Trump, is he smart enough?

President Assad: I don’t know him. When I sit with him face-to-face, I can judge him, but I only look at the person on the TV, and you know on the TV you can manipulate everything, you can make, how to say, you can rehearse, you can prepare yourself, so that’s not the issue.

Question 41: Do you like what you see on TV of Mr. Trump?

President Assad: I don’t follow the American elections as I said, because we don’t bet on it. We don’t follow it.

Question 42: He seems to respect President Putin. Does that give you hope that maybe he’s a man you could do business with?

President Assad: If he’s genuine, I think he’s saying the right thing, because every person on Earth, whether they agree or disagree with President Putin, should
respect him, because he’s respectable. He respects himself, and he respects the other, he respects his values, respects the interests of his own people, and he’s
honest and genuine. So, how can’t you respect someone with those descriptions? If he’s genuine, I think he’s correct. That’s what I can say.

 

Question 43: Mr. Trump has also made comments about Muslims, and not allowing Muslims into the United States. Did that anger you, upset you?

President Assad: Yeah, especially in Syria as a melting pot country made of many, many religions and sects and ethnicities, we think this diversity is richness, not the opposite. It’s the way the government and the way the influential forces in the society that made it a problem or a conflict. If you can have all those people living in one society with real integration, with harmony, this is richness, this is for the interest of any society, including the United States.

Question 44: So, Mr. Trump should not have made those comments about Muslims?

President Assad: Anyone shouldn’t make any discriminative rhetoric in any country. I don’t believe in this kind of rhetoric, of course.

Question 45: Mr. Trump has no experience in foreign policy. Does that worry you?

President Assad: Who had this experience before? Obama or George Bush or Clinton before? No-one of them had any experience. This is the problem with the United States. You have to look for a statesman who has real experience in politics for years, not because of having a position in Congress for a few years or being minister
of foreign affairs for example. That doesn’t mean you have the experience. The experience in states should be much much longer. So we don’t think that most of the presidents of the United States were well-versed in politics.

 

Question 46: So, a man with no experience in foreign policy in the White House is not necessarily dangerous in your view?

President Assad: Anyone who doesn’t have experience in any position, in the White House or in the Presidential Palace in Syria or any other country, is of course dangerous for the country, generally. Of course, the United States as a great power, could have more impacts on the rest of the world. But it’s not only about the experience. At the end, when you have institutions, they can help. It’s about the intention. Is he going to be with good experience but with militaristic intentions?
Destructive intentions and so on? So, you have to talk about many factors. It’s not enough to talk only about the experience.

 

Question 47: Someone with more experience in foreign affairs is Hillary Clinton. She is known to you, in one sense. What would the consequences be if Hillary Clinton wins the election?

President Assad: Again, the same, I have to repeat the same answer. It depends on her politics. What politics is she going to adopt? Is she going to prove that she’s tough and take the United States to another war or to make escalations? This is where it’s going to be bad for everyone, including the United States. If she’s going to go in another direction, that will be good. And again, we focus more about the intentions before talking about the experience. The experience is very important, but the intention is the most crucial thing for any president. So, can you ask them the question: can they tell genuinely the American people and the rest of the world what their real intentions about their politics are? Are they going to make escalation or we’re going to see more entente around the world?

Question 48: Well, one difference between them clearly is that Mrs. Clinton is determined, it seems still, to get rid of you. At least that’s her stated position. Mr. Trump says he’s focusing on ISIS, leave you alone. That’s a clear difference between the two. Hillary Clinton, well, I’ll ask you the question: does Hillary Clinton represent more of a threat to you than Donald Trump?

President Assad: No, because since the beginning of this crisis we heard the same motto “Assad must go” many times from nearly every Western official in different levels, whether leader or foreign official or any other official. We never cared about it. So you cannot talk about this as a threat; this is interfering in our internal issues we’re not going to respond to. As long as I have the support of the Syrian people, I don’t care about whoever talks, including the president of the United States himself. Anyone. So it’s the same for us. That’s why I say Clinton and Trump and what Obama said, for me, nothing. We don’t put it on the political map, we don’t waste our time with those rhetoric, or even demands.

Question 49: But if Hillary Clinton as president establishes a no-fly zone over your territory, over northern Syrian for example, that makes a huge difference.

President Assad: Of course. This is where you can talk about threat, that’s why I said the policy is the crucial thing for us. When they started supporting the terrorists with such projects or plan or step, this is where you can have more chaos in the world. That’s another question: does the United States have an interest in having more chaos around the world, or the United States have more interest in having stability around the world? That’s another question. Of course, the United States can create chaos. They’ve been creating chaos for the last 50-60 years around the world. It’s not something new. Are they going to make it worse, more prevailing? That’s another question. But it’s not about me. It’s not about the president. It’s about the whole situation in the world, because you cannot separate the situation in Syria from the situation in the Middle East, and when the Middle East is not stable, the world cannot be stable.

Question 50: Let me just probe you about how far you might want a new relationship with the United States. ISIS is headquartered in your country in Raqqa. If you knew that ISIS was about to attack the United States, would you warn America?

President Assad: As a principle, yes, because they may attack civilians, and I cannot blame the innocents in the United States for the bad intentions of their officials. This is not correct. And as I said many times, I don’t consider the United States as a direct enemy as they don’t occupy my land. But at the same time, this is, let’s say, not realistic, for one reason; because there’s no relation between us and the United States. This kind of information or cooperation needs security cooperation based on political cooperation. We have neither. So you cannot have it anyway.

Question 51: I’ve spoken to your [Deputy] Foreign Minister Dr. Fayssal Mikdad many times, and he’s described to me the danger of Syria and its crisis exploding, not just across the Middle East, but across the world, and that has clearly happened. Is, as ISIS is driven back or broken, is there a danger that their fighters scatter?
Is there a danger that as you defeat ISIS, the United States becomes more vulnerable to terrorism?

President Assad: No. If we defeat ISIS we are helping the rest of the world, because those terrorists coming from more than a hundred countries around the world, including the Western countries, if they aren’t defeated they will go back with more experience, more fanaticism, and more extremism, and they’re going to attack in those countries. So, if we defeat them here, we are helping every other country, including the United States.

Question 52: But ISIS fighters may leave Raqqa, and as we’ve seen with terrorist attacks in Europe, they come to France, they come to Belgium. They could come to the United States as well and attack. That is a real risk, isn’t it?

President Assad: Yeah, that’s what I’m talking about. I said if we defeat them here, if we defeat terrorism in the meaning they cannot go back, we are helping then. If they leave, if they escape, if you keep having this terrorism, this is where you can start exporting those terrorists to Europe, as what happened in France
recently. So what you said is correct, that’s what I mean. If we defeat them here, and they cannot go back, this is where we help the others. If they go back, they will be a danger to the rest of the world.

 

Question 53: Like any war, there are two sides. Your forces have been accused of doing some terrible things. I’ve been here many times and I have seen some of the terrible things as a result of your forces’ airstrikes, bombardments, and so on. Do you believe one day you will face an international court?

President Assad: First of all, you have to do your job as a president. When you are attacked by terrorists, I mean as a country, you have to defend your country, and that is my job according to the constitution. So, I’m doing my job, and I’m going to keep doing it no matter what I’m going to face. Let’s be clear about this.
Defending the country cannot be balanced with the personal future of the president, whether he is going to face a criminal court or anything like that, or to face death. It doesn’t matter. If you don’t want to face all these things, leave that position and give it to someone else.

 

Question 54: But the reason people are saying you should face a war crimes tribunal is that you are clearly using any means whatsoever. I mean, I know you don’t agree that there are such a thing as a barrel bomb. Never mind the metal, the charges that you are using, indiscriminate force, indiscriminate weapons in civilian areas. That’s true, isn’t it?

President Assad: First of all, those people, do they have any criteria that what the means that you should use with the terrorists? They don’t have. So, this is irrelevant. It has no meaning from a legal point of view and from a realistic point of view. Second, if you talk about indiscriminate, no army would use indiscriminate armaments in such a situation where there’s nearly intermingle between the two sides.

Question 55: With respect Mr. President, I have seen a bomb thrown from a helicopter. That was indiscriminate.

President Assad: Let’s say, technically, this is not the issue whether to throw it from a helicopter or from an aircraft. So, this is not the issue. The more important thing, if you want to talk about precise, let’s say we are using precise armaments like the Unites States using the drones and the highest precision missiles in Afghanistan, how many terrorists have they killed so far? They have killed many, many folds of civilians and innocents.

Question 56: Even if that’s true, that doesn’t make anything that you do right.

President Assad: No, no, no. I mean, first of all, the kind of armament that you are using is not related to what you have mentioned. It is not whether you use high precision or less precise armaments. There’s no such criteria. This is only part of the media campaign recently. I’m talking now legally. So, we had the right-

Question 57: With respect, it is not just a media campaign. The United Nations, as you well know, has spoken about this. Human rights groups have spoken about this, not just indiscriminate use of weapons against civilians, but the UN spoke this week about the problems in Aleppo, in Darayya, which is just very close to here, of the use of starvation as a weapon of war, sieges. That’s going on right now close to us, isn’t it?

President Assad: We’re going to talk about the siege. Now, regarding the armaments, the only thing that the government cannot use in any war is the armaments that’s been banned by international law. Any other armaments that you’ve been using against terrorism, it’s your right. So, it’s our right to use any armament to defeat the
terrorists.

Question 58: And you know there’s a charge that you have used chemical weapons, which you deny.

President Assad: We didn’t. So far, it has been three years and no one had offered any evidence regarding this, only allegations.

Question 59: There is plenty of evidence but you reject them.

President Assad: No, no. There is no evidence, actually, only pictures on the Internet and any one can-
Question 60: Photographic, scientific, eyewitness…

President Assad: Nothing. You have a delegation coming from the international organization of chemical weapons. They came to Syria and they didn’t have any evidence. They went and collected everything, samples and everything to offer evidence, but they couldn’t. There is no evidence. So, we didn’t use it, and there is no logic in
using it.

 

Question 61: Let’s talk about the methods your forces are using close to here which is cutting off an area and besieging it, and there are thousands of civilians very close to here, who are starving. Do you recognize that?

President Assad: Let’s presume that what you are saying is correct, let’s presume that. Now, you are talking about encircled or besieged by the army for years now, not for months, for years. They don’t have food, and every basics because the government doesn’t allow them, but at the same time they have been fighting for two years, and they have been shelling us with mortars and killing civilians from their area. It means, according to this narrative, that we are allowing them to have armaments, but we don’t allow them to have food, is that realistic?

Question 62: That’s what the UN says. The UN says, for example, in Madaya it’s only managed to get four aid convoys in, in all these years.

President Assad: How do we prevent them from having food and we don’t prevent them from having armaments to kill us? What is the logic in this? This is contradiction. We either besiege everything or we allow everything. This is first. Second, the proof that this is not correct is that you have every video about the convoys coming from the United Nations to reach those areas. Otherwise, how could they survive for years if they are under the siege? It’s been years, they have been talking about the same narrative, repeating, reiterating for years now, but people are still alive, how could they live without food?

Question 63: As you know, targeting civilians in a war is a war crime and just recently, the family of Marie Colvin, an American journalist, has launched a suit in the United States charging you and your government with deliberately targeting and killing her. You know Marie Colvin; she was a friend of mine.

President Assad: Yeah, a journalist, yeah.

Question 64: Did your forces target Marie Colvin and her colleagues with an intention to kill her?

President Assad: No, very simply. First of all, the army forces didn’t know that Marie Colvin existed somewhere, because before that we hadn’t known about Marie Colvin. So, it’s a war and she came illegally to Syria, she worked with the terrorists, and because she came illegally, she’s been responsible of everything that befall on her, this is first. Second-

Question 65: She is responsible for her own death?

President Assad: Of course, she came illegally to Syria. We can be responsible of everyone within our country when they come legally to Syria. She came illegally, and she went with the terrorists. We didn’t send her anywhere, we don’t know anything about her.

Question 66: As you know, that doesn’t explain why missiles hit the house that she was in in Homs?

President Assad: No, no, nobody knows if she was killed by a missile or which missile or where did the missile come from or how. No one has any evidence. This is just allegations, because it’s a conflict area, it’s a war. You know about crossfire, when you are caught in a crossfire somewhere, you cannot tell who killed who. So, these are allegations. Second, we had hundreds of journalists who came to Syria legally and illegally, and they covered for the terrorists, not for the government, and we didn’t kill them. So, why to single out this person in order to kill her? There is no reason. This is second. Third, tens of journalists working for the government and support the government have been killed, did we kill them? We didn’t. So, this is war. Have you heard about a good war? I don’t  think that anyone has
heard about a good war. It’s a war. You always have causalities, you always have innocent people being killed by any means, and no one can tell how.

 

Question 67: You see the impression you give, Mr. President, is of a man who feels he bears no responsibility for the terrible things that are done in his name to the Syrian people. You have an air of “oh well, it really does not matter.”

President Assad: You only bear the responsibility for the decision that you take. You don’t bear the responsibility for the decision that you didn’t take.

Question 68: But some of the decisions you’ve taken have resulted in the deaths of hundreds of thousands of people.

 
President Assad: Like?

 

Question 69: Attacking certain areas, launching campaigns, airstrikes, the use of certain weapons.

President Assad: The only two decisions that we’ve taken since the beginning of the crisis are to defend our country against the terrorists, and that’s a correct decision. The second one is to make dialogue with everyone. We made dialogue with everyone, including some terrorist groups who wanted to give up their armaments, and
we made it. We’re very flexible. We didn’t take any decision to attack any area that doesn’t include terrorists or where terrorists don’t shell the others’ cities adjacent to them.
Question 70: Do you ever see pictures, photographs, videos of children, for example, in rebel-held areas? And I wonder if you have seen these photographs, what do you feel? Sorrow, regret, nothing?

President Assad: My question is, how could you verify that those children that you saw on the internet are in their area?

Question 71: You see, there you go again, Mr. President. An answer like that simply reinforces people’s view that you are evading responsibility-

President Assad: No, no, no.

Question 72: That actually you don’t care for the people on the other side that your forces kill.
President Assad: That question could be answered, if you answer that question: how can you blame now Bush for the one million Iraqis dead since the war in Iraq in 2003?

 

Question 73: I’m not talking about President Bush; I am here to ask you-

President Assad: No, no. I’m talking about the principle now; it’s about the principle. The same principle. He attacked a sovereign country, while I defend my country. If you want to use one standard, it is one thing, but if you want to do a double standard, that is another thing.

Question 74: You’re still not giving me the impression that actually you care very much.

President Assad: No, no. I talk to an American audience, so there must be an analogy between the two things, because it is about the logic that you use to explain something. It is not only about my answer. He attacked a sovereign country while we are defending our country. He killed Iraqi people on their land, we are defending
mainly against terrorists who are coming from different places in that world. So, this is our right, while to talk about a clean war where there is no causalities, no civilians, no innocent people to be killed, that doesn’t exist. No one could make it. No war in the world.

 

Question 75: Is this how you explain the war, for example, to your children at the breakfast table, I am sure they are very-

President Assad: Of course, I’m going to talk about the reality, about the facts, while to talk about children being killed, children of who, where, and how? You are talking about propaganda and about media campaigns, and about sometimes fake pictures on the internet. We cannot talk but about the facts. We have to talk about the
facts. I cannot talk about allegations.

 

Question 76: Have you ever cried about what happened to Syria?

President Assad: Crying doesn’t mean you are a good man, and doesn’t mean you have a lot of passion; it’s about the passion that’s within your heart, it is not about your eyes, it is not about the tears. This is first. Second, as a president, it’s about what you’re going to do, not about how you’re going to feel. How are you going to protect the Syrians? When you have an incident, bad incident, and you have it every day, do you keep crying every day, or you keep working? My question is how I can help whenever I have a bad event or incident. I ask myself how can I protect the other Syrians from having the same problem.

Question 77: What are you going to do next? Are you just going to go on and on and on? You and your father have been in power for forty-six years, is that right?

President Assad: No, it’s not right, because he is a president and I am another president. So, it’s not right. The description is not right at all. He was elected by the Syrian people, and I was elected after he died. He didn’t put me in any position, so you cannot connect. I’m a president, and he’s a president. I have been in power for sixteen years, not for forty-five years.

Question 78: You have been in power for sixteen years, my question is: are you going to go on and on and on?

President Assad: Ah, in my position? In my position, you have to ask the Syrian people. If they don’t want me, I have to leave right away, today. If they want me, I have to stay. It depends on them, I mean, if I want to stay against their will, I cannot produce, I cannot succeed, and I do not think I have the intention not to
succeed.

 

Question 79: How do you think history will remember you?

President Assad: How I hope history will remember me. I cannot foretell; I am not a fortuneteller. I hope that history will see me as the man who protected his country from terrorism and from intervention and saved its sovereignty and the integrity of its land.

Question 80: Because you know what the first draft of history is saying, that you’re a brutal dictator, you are a man with blood on your hands, more blood on your hands than even on you father.

President Assad: No, again, I will draw that example if you have a doctor who cut the hand because of a gangrene to save the patient, you do not say he’s a brutal doctor. He’s doing his job in order to save the rest of the body. So, when you protect your country from the terrorists and you kill terrorists and you defeat terrorists, you are not brutal; you are a patriot. That is how you look at yourself, and that’s how the people want to look at you.

Question 81: And that is how you see yourself, as a patriot?

President Assad: I cannot be objective about looking at myself. The most important thing is how the Syrians look at me, that is the real and objective opinion, not my opinion. I cannot be objective about myself.

Journalist: Mr. President, thank you very much for answering NBC’s questions and for taking time to talk to me. Thank you very much.

President Assad: Thank you.

Azouzi

 

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Le président al-Assad à la chaîne australienne “SBS” : Le règlement de la crise en Syrie réside dans le dialogue inter-syrien et la lutte antiterroriste

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Damas /Le Président Bachar al-Assad a affirmé que le règlement de la crise en Syrie est très clair et simple et réside dans le dialogue inter-syrien sur un processus politique et en même temps dans la lutte contre le terrorisme et les terroristes en Syrie.

Dans une interview qu’il a accordée à la chaîne australienne “SBS”, le président al-Assad a assuré qu’il est impossible de parvenir à un véritable règlement sans la lutte contre le terrorisme.

“En cas de l’arrêt de tout soutien logistique apporté aux terroristes par des pays occidentaux ou régionaux, tels que la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar, de la participation des Syriens au dialogue et de la tenue d’un débat sur la constitution et sur l’avenir de la Syrie et du régime politique, le règlement sera très proche et ne sera point inaccessible”, a-t-il martelé.

Quant à la durée de la récupération de Raqqa des mains des terroristes de Daech, le président al-Assad a fait savoir que Raqqa a la même importance d’Alep, Damas et toute autre ville, disant : “Le danger des groupes terroristes n’est pas représenté dans le territoire qu’ils occupent, car cette guerre n’est pas conventionnelle. La question dépend de leur capacité à semer leur idéologique dans les raisons de la population de la zone où ils se trouvent. L’accès à Raqqa n’est pas très difficile du côté militaire, c’est une question de temps”.

Et le président al-Assad de poursuivre : “Si on parle de la Syrie en tant que terrain militaire isolé, on pourra accéder à toute zone dans quelques semaines ou mois, mais sans prendre en compte les efforts turcs dans le soutien aux terroristes”.

En outre, le président al-Assad s’est étonné des rapports disant qu’il y a un combat entre l’armée syrienne et le Hezbollah. “L’armée syrienne et le Hezbollah, en soutien des forces aériennes russes, luttent contre tous les groupes armés que ce soient Daech, le Front Nosra ou tous les autres groupes affiliés à Al-Qaïda”, a martelé le président al-Assad.

Le président al-Assad a fait allusion à la réunion tenue récemment entre les ministres de la Défense de la Syrie, de la Russie et de l’Iran, assurant que cette réunion signifie l’existence d’une bonne coordination dans la lutte contre le terrorisme.

A la question de savoir s’il classifie tous les groupes opposants comme terroristes, le président al-Assad a dit : ” Bien sûr que non. Le groupe opposant qui adopte des moyens politiques n’est pas terroriste. Le terroriste c’est celui qui porte une mitrailleuse ou n’importe quelle arme, terrifie les gens et attaque les civils et les propriétés publiques et privées. L’opposition doit être syrienne et ne doit pas œuvrer par procuration d’autres pays, tels que l’Arabie Saoudite ou tout autre pays”.

A propos de l’accord de cessez-le-feu, le président al-Assad a indiqué que cet accord est mis toujours en vigueur dans la majorité des zones, mais il ne l’est pas dans certaines d’autres, faisant savoir qu’il ne faut pas oublier que les groupes terroristes violent quotidiennement l’accord et que les forces gouvernementales ont le droit, en vertu de l’accord, de leur riposter quand ils les attaquent.

Questionné sur son point de vue sur la raison du début de la crise en Syrie, le président al-Assad a fait noter : “Certains gens ont manifesté pour la réforme et on ne peut pas dire que tous étaient terroristes ou mercenaires, mais la majorité des manifestants recevaient de fonds du Qatar pour manifester avant d’obtenir de fonds de cette monarchie pour passer aux actes armés”, assurant que l’histoire des enfants, qui avaient été arrêtés, est illusoire et n’était pas arrivée.

Abordant la réforme en Syrie qui a principalement commencé en 2000, le président al-Assad a dit : “Nous avons mené toutes les réformes demandées après le début de la crise il y a cinq ans, et rien n’a changé. La question n’a rien à voir avec la réforme, mais elle dépend de l’afflux de fonds du Qatar. La majorité des personnes qui avaient réclamé la réforme avec sincérité au début de la crise ne manifestent pas actuellement et ne s’opposent guère au gouvernement”.

Questionné sur sa riposte à la dissidence de certains ministres pour ce qu’ils avaient prétendu des mesures sauvages menées par le gouvernement, le président al-Assad a souligné que ceux-ci avaient fait défection sur demande de l’Arabie Saoudite et dans certains cas de la France, indiquant qu’ils appartiennent actuellement aux pays mentionnés, non pas aux Syriens et qu’ils n’ont pas de valeur en Syrie. “Leur dissidence n’a rien changé et n’a pas influé sur la réalité en Syrie”, a précisé le président al-Assad.

 

Par ailleurs, le président al-Assad a insisté sur le soutien à tout dialogue avec toutes les parties syriennes, mais en fait ces pourparlers n’avaient pas commencé jusqu’à présent. “Ce que nous avons fait jusqu’à présent, c’est des négociations avec de Mistura”, a-t-il évoqué.

Le président al-Assad a fait allusion à la compréhension erronée en Occident et à la propagande médiatique disant que la Russie et l’Iran soutiennent le président, affirmant que la question n’a rien à voir avec le président ou avec une personne.

Et le président al-Assad de poursuivre : “La question dépend de la situation dans son ensemble. Le chaos en Syrie aura un effet de domino dans la région et influera sur les pays voisins, l’Iran et la Russie, ainsi que sur l’Europe. L’Iran et la Russie défendent leur stabilité et leurs intérêts en défendant la Syrie. Ils défendent le peuple syrien et son droit de se protéger”.

A la question de savoir s’il mène un dialogue direct ou indirect avec les Etats-Unis, le président al-Assad a dit : “Non, il n’y a aucun dialogue. Mais on peut dire qu’il y a un dialogue indirect par le biais de différents canaux”.

“Il y a des hommes d’affaires qui voyagent et rencontrent des responsables aux Etats-Unis et en Europe pour transmettre des messages donnés. Mais rien de sérieux, car nous ne croyons pas que l’Administration américaine est sérieuse dans le règlement du problème en Syrie”, a-t-il précisé.

Questionné sur le fait que plus de 50 diplomates américains avaient appelé à des frappes militaires effectives et efficaces contre la Syrie, le président al-Assad a assuré que rien de nouveau et que la politique de toutes les Administrations américaines est la même. ” Cette politique se base sur la militarisation, mais par de différents moyens”, a-t-il abordé.

A la question de savoir s’il a un candidat préférable pour gagner la présidentielle américaine, le président al-Assad a souligné : ” En fait, non, nous ne misons point sur n’importe quel président américain, car ce qu’ils disent habituellement dans les campagnes électorales est différent de ce qu’ils font après qu’ils deviennent présidents. On doit attendre pour voir la politique qu’ils adopteront, sans prendre en compte qui est-ce qui gagnera la présidentielle”.

Quant aux retombées de la décision de la Grande-Bretagne de se retirer de l’Union européenne sur la Syrie et la crise dans ce pays, le président al-Assad a indiqué que ” les responsables qui m’avaient donné des conseils sur le traitement avec la crise en Syrie et qui disent que le président al-Assad doit partir et qui est déni de la réalité, sont eux-mêmes dénis de la réalité en raison de leur demande de mener ce référendum”.

Et le président al-Assad d’ajouter : “Si une nouvelle Administration arrive et comprend que la question des réfugiés dépend du problème dans notre région, il y aura une politique différente qui aura des effets positifs sur nous. Mais, je n’ai pas beaucoup d’espoir à cet égard”.

De même, le président al-Assad a favorablement accueilli tout effort dans la lutte contre le terrorisme en Syrie, soulignant que cet effort doit être réel, non pas formel comme c’est le cas actuellement au nord de la Syrie, où 60 Etats n’ont pas pu interdire à Daech de se propager. “L’expansion de Daech a arrêté juste après le début du soutien aérien apporté par la Russie”, a-t-il martelé.

Il a ajouté que cet effort doit être déployé par le biais du gouvernement légitime en Syrie.

“La présence de tout étranger en Syrie sans l’admission du gouvernement est illégale s’il veut lutter contre les terroristes ou toute autre partie”, a dit le président al-Assad.

Le président Bachar al-Assad a fait savoir que la contradiction entre les déclarations des responsables australiens et la position officielle de l’Australie à l’égard de la Syrie exprime la politique de double critère adoptée par l’Occident en général.

Le président al-Assad a souligné que “les pays occidentaux attaquent politiquement la Syrie et envoient ensuite, en secret, leurs responsables, surtout leurs responsables de sécurité, pour traiter avec nous”.

“La majorité des responsables occidentaux répètent uniquement ce que les Etats-Unis veulent”, a-t-il dit.

Le président al-Assad a indiqué que toutes ces déclarations n’ont rien à voir avec la réalité. “Je lutte, ainsi que notre armée, contre les terroristes. Notre gouvernement et toutes nos institutions sont contre les terroristes. Donc, si quelqu’un veut qualifier de “boucher” celui qui lutte contre le terrorisme, çà sera une autre question”.

Questionné sur son message aux réfugiés syriens se trouvant en Australie et dans d’autres pays dans le monde, le président al-Assad a fait noter que la majorité des réfugiés qui avaient quitté la Syrie veulent la regagner, soulignant que la chose la plus humanitaire est d’aider ces réfugiés à retourner à leur pays en contribuant au rétablissement de la stabilité en Syrie et en interdisant tout appui aux terroristes.

Concernant la prise pour cible préméditée des hôpitaux, le président al-Assad a indiqué que toute attaque contre les hôpitaux et les civils versent dans l’intérêt des terroristes, affirmant : “Le gouvernement syrien n’a pas d’intérêt dans le meurtre des civils et dans l’attaque contre les hôpitaux. Nous envoyons toujours des vaccins aux zones qui sont sous contrôle des terroristes. Donc, comment envoyons-nous des vaccins et attaquons-nous en même temps les hôpitaux ?”.

Entretien du Président al-Assad avec le canal « SBS » Australien

Azouzi

 

 

 

 

 

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Le Président al-Assad rend visite aux héros de l’armée qui se positionnent dans les lignes de confrontation à Ghouta est

bachar

Banlieue de Damas / Le président Bachar al-Assad a rendu visite aux héros de l’armée arabe syrienne qui se positionnent dans les lignes de confrontation à Ghouta est dans la banlieue de Damas.

Le Président al-Assad a fait une tournée dans les points avancés dans les fermes d’Aghawani dans la localité de Marj Sultan dans la zone de Kharabo, s’y enquérant de la situation des forces opérant dans la zone et qui avaient réalisé de nombreux accomplissements héroïques face aux réseaux terroristes qui y avaient attaqué les habitants, saboté leurs propriétés et détruit leurs infrastructures.

Le Président al-Assad a fait savoir que ce sont les batailles, menées par l’armée arabe syrienne face aux groupes terroristes, qui écrivent l’histoire, assurant que l’héroïsme des soldats de l’armée arabe syrienne avait préservé la Syrie face à la guerre sauvage déclenchée contre elle. “Tous les Syriens inspirent leur force et leur optimisme de cet héroïsme”, a-t-il précisé.

Et le président al-Assad de poursuivre : “La fermeté et la solidité des soldats de l’armée arabe syrienne étaient un paramètre fondamental dans la consolidation de la détermination des Syriens et dans les accomplissements qu’ils avaient réalisés”.

De leur côté, les héros de l’armée ont affirmé au président al-Assad que la visite qu’il leur avait rendue aux champs de batailles rehausse leur moral, affirmant que leur slogan permanent est “la victoire ou le martyre” et qu’ils sont déterminés à faire face aux réseaux terroristes jusqu’à la libération de tout pouce du sol de la Syrie.

Au terme de la tournée, Le Président al-Assad, commandant en chef de l’armée et des forces armées, a partagé l’Iftar avec un certain nombre d’héros de l’armée arabe syrienne se trouvant à l’aéroport de Marj Sultan.

 

Azouzi

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12 martyrs et 55 blessés dans un double attentat terroriste à Sayeda Zeinab… Le Conseil des ministres condamne l’attentat

sayeda zainab

Banlieue de Damas/ Douze personnes sont tombées en martyr, alors que 55 autres ont été blessées, dans un double attentat terroriste, qui s’est produit ce matin dans la zone de Sayeda Zeinab dans la banlieue de Damas.

Une source du commandement de la police du gouvernorat de la banlieue de Damas a déclaré à SANA que parmi les victimes figuraient un certain nombre d’enfants et de femmes.

La source a  souligné auparavant qu’un double attentat terroriste s’était produit ce matin dans la localité de Sayeda Zeinab, précisant que le premier avait été exécuté par un terroriste kamikaze qui avait actionné sa ceinture explosive à l’entrée de la localité de Sayeda Zeinab en direction de Dhyabiya et le deuxième par un terroriste kamikaze avec une voiture piégée dans la rue de Tine aux environs de la localité.

Pour sa part, le correspondant de SANA a indiqué que les attentats terroristes avaient causés des dégâts considérables dans nombre de maisons, de voitures et de magasins.

Lors de son inspection avec le Secrétaire de la branche de Damas du Parti Baas Arabe Socialiste le lieu du double attentat, le gouverneur de la Banlieue de Damas, Hussein Makhlouf, a indiqué que les attentats terroristes visant les civils sont une riposte de la part des terroristes takfiristes aux victoires réalisées par l’armée arabe syrienne dans les différentes régions syriennes.

Azouzi

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Les “crimes invisibles” de Bachar el-Assad (et le soutien secret d’al-Qaïda par l’Occident)

LES JOURNALEUX

Le 27 mai dernier, le ministère des Affaires étrangères français publiait ce communiqué de presse,[1] qui laisse à penser que la caméra des lauréats 2016 du prix Albert Londres a épargné «la plaie » syrienne du Quai d’Orsay :

« Le prix Albert Londres est décerné cette année à (…) Sophie Nivelle Cardinale et Étienne Huver, pour le reportage audiovisuel “Disparus : la guerre invisible de Syrie” (…) [Cette récompense a été remise] à la Résidence de France à Londres en présence de notre ambassadrice, Sylvie Bermann. Nous adressons nos plus vives félicitations aux lauréats de ce prix. »

Le même jour, le site de Télérama publiait une interview de l’un des auteurs de ce documentaire, titrée « Grâce à ses crimes invisibles, Bachar al-Assad parvient à garder une façade de respectabilité ». [2] Afin d’introduire cet entretien, la journaliste de ce magazine a écrit avec une objectivité toute relative que « [l]eur enquête exceptionnelle (…) jette un coup de projecteur cru sur les 200 000 “disparus” du régime de Bachar al-Assad. Des hommes, des femmes, des enfants même, détenus arbitrairement durant des mois, voire des années, dans les geôles de la sanglante dictature syrienne ».

Le but de cet article n’est pas de remettre en cause les compétences et le courage de ces journalistes, de même que la qualité de leur enquête ou la véracité des crimes qui sont imputés au gouvernement el-Assad dans leur documentaire. [3] J’ai beaucoup d’estime pour les reporters de guerre, dont certains sont des amis, et j’ai donc du respect pour ces deux journalistes, Sophie Nivelle-Cardinale et Étienne Huver. Néanmoins, il est peu probable que le Quai d’Orsay aurait adressé « ses plus vives félicitations aux lauréats de ce prix » si ces derniers avaient enquêté sur le soutien clandestin des services spéciaux français en faveur du Front al-Nosra, la branche d’al-Qaïda en Syrie, dont l’ancien ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait souligné le « bon boulot sur le terrain » en décembre 2012, reprenant un argument des alliés pétromonarchiques de l’État français. [4] Cette organisation terroriste incluait alors les combattants de Daech, puisque cette milice s’est séparée du Front al-Nosra en avril 2013. [5] La France n’étant pas la seule puissance impliquée dans cette politique profonde, je doute que les politiciens occidentaux présents à cette cérémonie se seraient enthousiasmés si ces journalistes avaient choisi mon principal sujet d’investigation depuis 2014. Je fais ici référence au soutien clandestin, illégal et massif des services secrets occidentaux en faveur des innombrables[6]milices jihadistes qui tentent de renverser le gouvernement el-Assad depuis 2011, cette guerre secrète étant principalement coordonnée par la CIA depuis la Turquie et la Jordanie. [7] À défaut d’un tel documentaire, et vu la discrétion des médias sur ce sujet, expliquons pourquoi les « crimes invisibles » des États occidentaux en Syrie leur permettent de garder, eux aussi, « une façade de respectabilité » qui se lézarde dangereusement depuis l’été dernier.

En effet, le général Michael Flynn, l’ancien directeur du Renseignement militaire du Pentagone (DIA), a reconnu sur Al-Jazeera en juillet 2015 que les puissances occidentales et leurs alliés proche-orientaux avaient soutenu des réseaux jihadistes en Syrie. Poussé dans ses retranchements par le journaliste Mehdi Hasan, il affirma que l’administration Obama avait pris la « décision délibérée » d’appuyer cette stratégie, malgré les mises en garde lancées dès 2012 par la DIA sur la possible émergence d’un « État Islamique » à cheval entre l’Irak et la Syrie. [8] En France, seul le grand reporter Régis Le Sommier évoqua les révélations fracassantes du général Flynn dans le magazine Paris Match, dont il est le directeur adjoint. Dans un important article sur l’autoproclamé « État Islamique », [9] il avait souligné que « l’ancien patron du renseignement militaire Michael Flynn affirm[a], sur la chaîne Al-Jazira, que la Maison-Blanche [avait] pris le risque d’armer les rebelles alors qu’elle savait qu’en leur sein pouvaient émerger des groupes comme Daech. Autrement dit, loin d’être un monstre sorti des mystères de l’Orient, Daech serait la créature de l’Amérique, un scénario comparable à celui de la naissance d’Al-Qaïda en Afghanistan dans les années 1980 ».

Le mois précédant ces déclarations de Michael Flynn, le député Claude Goasguen accusa le gouvernement français de soutenir al-Qaïda contre le gouvernement el-Assad sur La Chaîne Parlementaire, [10] confirmant les propos d’autres députés de l’opposition, dont l’ancien juge antiterroriste Alain Marsaud. [11] En décembre 2015, j’ai interrogé ce dernier sur cette politique clandestine de l’État français, qui a été confirmée par un nombre croissant de sources bien informées – dont un ancien haut fonctionnaire du Quai d’Orsay [12] et un ex-directeur du Renseignement à la DGSE. [13] Connu pour son franc-parler, le député Alain Marsaud m’avait répondu qu’il n’est « pas sérieusement contesté qu’à un moment ou un autre l’État français a facilité les actions d’al-Nosra qui, je vous le rappelle, est une filiale d’al-Qaïda [en Syrie]. J’ai eu l’occasion de montrer à l’Assemblée Nationale des photos de combattants d’al-Nosra en possession de fusils d’assaut français. Il n’y avait bien évidemment aucune volonté du gouvernement français de voir mis en évidence une telle collaboration avec un groupe terroriste. Ainsi fut rejetée toute idée d’enquête parlementaire. » [14]

À Londres, le Guardian révéla en juin 2015 qu’un homme jugé pour avoir combattu aux côtés d’al-Qaïda en Syrie, c’est-à-dire le Front al-Nosra, avait vu ses poursuites judiciaires abandonnées. Motif invoqué : la Justice britannique souhaitait ne pas mettre les services spéciaux de Sa Majesté dans l’embarras, puisqu’ils étaient accusés par la défense d’avoir soutenu ce même réseau jihadiste contre le gouvernement el-Assad. [15] D’après ce prestigieux journal, « [l]es poursuites judiciaires contre un citoyen suédois accusé d’activités terroristes en Syrie ont été abandonnées à Old Bailey [, la Haute Cour criminelle,] du fait que les agences britanniques de renseignement et de sécurité auraient été profondément embarrassées si le procès avait continué, révèle leGuardian. Les avocats de l’accusé ont démontré que les services spéciaux britanniques soutenaient les mêmes groupes d’opposition que leur client, et qu’ils avaient pris part à une opération clandestine de fourniture d’armes et d’aide non-létale à ces factions (…) [L’accusé] avait combattu au sein du Front al-Nosra, un “groupe interdit qui est considéré comme étant al-Qaïda en Syrie”. Il avait été photographié se tenant au-dessus de plusieurs cadavres avec son doigt pointé vers le ciel”. » Alors que la capitale britannique vient d’accueillir la cérémonie du prix Albert Londres, une éventuelle récompense aux auteurs d’un documentaire exposant cette politique clandestine aurait été pour le moins « shocking »… Les politiciens britanniques se seraient probablement rués vers leurs berlines en claquant la porte de la Résidence de France, suivis par leurs homologues d’outre-Manche et d’outre-Atlantique. Puis quelques faiseurs d’opinion influents auraient lancé une campagne virulente dénonçant la remise d’un prix Albert Londres à des journalistes « complotistes ». Il n’en demeure pas moins que la « guerre invisible » des puissances occidentales en Syrie est une réalité avérée.

En octobre 2015, la parlementaire américaine Tulsi Gabbard dénonça sur CNN la guerre secrète « illégale et contre-productive » menée par la CIA en Syrie, dont elle est bien informée puisqu’elle siège à la Commission des Forces armées de la Chambre des Représentants. [16] Scandalisée par le fait que les États-Unis soutenaient leurs ennemis jihadistes, elle révéla que ces opérations visaient à renverser le gouvernement el-Assad en armant al-Qaïda dans ce conflit. Quelques jours plus tard, elle déposa une proposition de loi au Congrès pour stopper cette politique. [17] Dans un communiqué de presse détaillant cette initiative, elle expliqua que « les États-Unis sont en train de mener deux guerre en Syrie. La première est la guerre contre Daech et d’autres extrémistes islamistes, que le Congrès a autorisée après les attentats du 11-Septembre. La deuxième est la guerre illégale [de la CIA et de ses alliés] pour renverser le gouvernement syrien d’el-Assad. Cette guerre [secrète] pour renverser el-Assad est contreproductive car, en réalité, elle aide Daech et d’autres milices extrémistes à remplir leur objectif de faire tomber le gouvernement syrien d’el-Assad et de prendre le contrôle de toute la Syrie – ce qui aura comme conséquence d’amplifier la souffrance humaine dans cette région, d’exacerber la crise des réfugiés, et de déstabiliser le monde entier. En outre, cette guerre pour renverser el-Assad est illégale puisque le Congrès ne l’a jamais autorisée. » [18]

Malheureusement, personne n’a daigné parler des initiatives courageuses de cette parlementaire dans les médias francophones. En réalité, il existe un point commun entre les différentes révélations de ces hauts responsables occidentaux : leur faible écho médiatique, malgré leur exceptionnelle gravité. [19] En effet, rappelons que le réseau al-Qaïda est accusé d’avoir planifié et exécuté l’opération du 11-Septembre et d’autres attentats meurtriers contre des civils occidentaux, en plus d’être la nébuleuse d’où provient le « monstre » Daech – [20] dont un haut gradé de l’armée française avait attribué la paternité aux États-Unis. S’exprimant le 17 décembre 2014 devant la Commission sénatoriale des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, le général (2S) Vincent Desportes avait déclaré : « Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs – dont certains s’affichent en amis de l’Occident – d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis. »[21]

Jusqu’à présent, les puissances de l’OTAN ont affirmé qu’elles appuyaient des « rebelles modérés » en Syrie, évoquant le plus souvent une aide « non-létale ». [22] Or, ces dernières révélations induisent une réalité bien plus dérangeante, outre le fait que soutenir des groupes armés à l’étranger est illégal au regard de la Charte des Nations Unies. [23] Hélas, mis à part quelques journalistes respectables, tels que Gareth Porter et Nafeez Mosaddeq Ahmed,[24]personne n’a enquêté sérieusement sur l’implication massive, illégale et clandestine de la CIA dans la déstabilisation de la Syrie – cette politique secrète ayant mobilisé différents services spéciaux moyen-orientaux et occidentaux. [25] Selon le Washington Post, la CIA a mené depuis 2013 contre le régime el-Assad « l’une de ses plus grandes opérations clandestines », dont le financement annuel avoisine le milliard de dollars. [26] D’après ce journal, cette intervention confidentielle s’inscrit dans un « plus vaste effort de plusieurs milliards de dollars impliquant l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie », les trois États généralement accusés de soutenir les factions extrémistes en Syrie. [27] Et selon certaines sources autorisées, cette guerre secrète aurait démarré non pas en 2013 mais en janvier 2012, les armements livrés par la CIA et ses alliés ayant équipé « presque exclusivement » des groupes jihadistes, si l’on en croit les déclarations indignées du parlementaire britannique Lord Ashdown en juillet 2013. [28]

Contrairement à ce qui a été affirmé pendant plusieurs années aux opinions publiques occidentales, les ingérences de leurs États en Syrie ne se sont pas limitées à un soutien restreint et non-létal en faveur de « rebelles modérés ». En réalité, ces gouvernements ont mené une guerre secrète de grande ampleur, qui avait pour objectif de renverser le gouvernement syrien à défaut d’intervenir directement. [29] En janvier 2016, le New York Times a révélé que l’Arabie saoudite en avait été « de loin » le principal financeur, [30] citant le rôle majeur du prince Bandar ben Sultan dans ces opérations de soutien aux groupes jihadistes durant son mandat à la tête des services spéciaux saoudiens, entre juillet 2012 et avril 2014. [31] Or, la relation du prince Bandar avec la CIA[32] et la famille Bush [33] est notoirement fusionnelle, et le New York Times a récemment souligné le rôle majeur de l’Arabie saoudite dans le financement des principales opérations clandestines de l’Agence depuis le milieu des années 1970. [34] Par conséquent, on peut légitimement se demander si les responsables des services extérieurs saoudiens et américains n’auraient pas créé une forme d’« État profond supranational » informel et incontrôlé depuis plusieurs décennies – comme l’a théorisé Peter Dale Scott dans son dernier livre, L’État profond américain. [35] Dans tous les cas, en tant que principal financeur de la guerre secrète de la CIA contre le gouvernement el-Assad, la royauté saoudienne a joué un rôle décisif [36] dans la montée en puissance des milices jihadistes que le Pentagone et ses alliés combattent aujourd’hui, notamment dans le nord de la Syrie. [37]

Au vu de ces éléments troublants, et sachant que ces opérations clandestines en Syrie ont été peu ou mal analysées dans les médias du bloc OTAN/CCG, plusieurs questions dérangeantes se posent. Quelle a été l’implication réelle des services secrets occidentaux et de leurs alliés en Syrie depuis le début de ce conflit ? Pourquoi nos partenaires turcs et pétromonarchiques sont-ils décrits comme les seuls soutiens étatiques d’al-Qaïda et de Daech dans cette guerre ? [38] Si l’on suit cette logique orwellienne, pourquoi des hauts responsables politiques ou militaires occidentaux ont-ils dénoncé l’appui de réseaux jihadistes par les services spéciaux de leurs pays, comme nous venons de le démontrer ? Voici une potentielle réponse : sur le théâtre de guerre syrien et depuis les pays limitrophes, les services occidentaux ont coordonné un vaste ensemble d’opérations clandestines, le haut niveau de secret qui en résulte permettant aux gouvernements concernés de nier leur implication profonde dans la montée en puissance des réseaux jihadistes en Syrie. Au mois de janvier 2016, ces derniers regroupaient environ 80 000 combattants dans ce pays, selon les chiffres communiqués au Sénat par un haut gradé de l’état-major des armées françaises. [39]Et selon les estimations données en octobre 2015 par le spécialiste de la Syrie Joshua Landis, « entre 60 et 80 % des armes que les États-Unis ont introduites [dans ce pays] sont allées à al-Qaïda et les groupes qui lui sont affiliés ». [40]

D’après Dominique Champtiaux, l’ancien numéro 2 de la DGSE, « l’action clandestine est au cœur de l’État régalien qu’elle place paradoxalement dans l’illégalité, induisant donc d’importants risques politiques. Entre diplomatie officielle et intervention militaire ouverte, elle vise des objectifs de sécurité nationale selon des modalités pratiques qui permettent de masquer l’identité réelle du commanditaire, préservant ainsi sa liberté de décision. » [41] Cet homme fait implicitement référence à la notion de raison d’État, [42] qui implique qu’un gouvernement puisse sortir de la légalité et s’affranchir de la morale pour satisfaire des intérêts nationaux. Or, cet objectif fondé sur des impératifs de realpolitik n’est pas systématiquement atteint, bien au contraire. Selon Alain Juillet, un autre ancien cadre de la DGSE, « on a ignoré la réalité [sur la question syrienne]… À l’époque des conflits en Irak et des quatre journalistes otages en Syrie, nous avions de bonnes relations, non officielles avec les services syriens. Ces relations nous ont toujours servi. Brutalement, on coupe les ponts. C’est une absurdité totale. À côté de ça, on va se faire manipuler en aidant des gens, prétendument rebelles, alors qu’en réalité il s’agissait d’équipes d’Al-Qaïda poussées par des pays du Golfe. » [43] Lorsque le grand reporter de Paris Match lui demande si, « [p]our résumer [son argumentaire,] on en arrive à avoir des décisions politiques qui vont contre les intérêts de notre pays », Monsieur Juillet lui répond par l’affirmative. Nous pouvons déduire de ses propos que, pour renverser le gouvernement el-Assad, nos services spéciaux ont été chargés par l’État français de soutenir nos ennemis extrémistes. Non revendiquée du fait de la raison d’État, cette politique ouvertement dénoncée par plusieurs députés français [44] est contraire à nos intérêts supérieurs et à notre sécurité nationale, mais pas aux objectifs énergétiques de nos « alliés » du Golfe et de Turquie, [45] ni à la stratégie américaine de diversification des approvisionnements gaziers de l’Europe en défaveur de la Russie et de l’Iran. [46] Si l’on adhère à cette lecture géostratégique de la guerre en Syrie, ce conflit est avant tout une « guerre des gazoducs » opposant Washington et le Kremlin, [47] ce qui a conduit les États-Unis, la France et leurs alliés à soutenir clandestinement al-Qaïda pour renverser Bachar el-Assad.

Ce constat est gravissime, et je doute qu’un éventuel reportage [48] exposant ces politiques profondes soit un jour récompensé du prix Albert Londres. Les lauréats de cette année ont réalisé un documentaire édifiant, que je vous recommande vivement. Néanmoins, cet important travail est utilisé par le Quai d’Orsay pour justifier sa diplomatie agressive à l’égard du gouvernement syrien, qui se traduit notamment par une enquête du Parquet pour « crimes contre l’humanité ».[49] D’aucuns pourraient alors m’objecter que le gouvernement el-Assad s’est rendu coupable d’exactions à grande échelle, ce qui est indéniable. Mais au vu du bilan désastreux de la « guerre contre le terrorisme » – qui a impliqué la torture de masse [50] et engendré au moins 1,3 millions de morts entre l’Irak et l’AfPak –, [51] pourrions-nous imaginer que la Justice française lance des poursuites contre George W. Bush et son cabinet ? La réponse est bien évidemment négative.

Et comme l’a dénoncé une journaliste de TV5 Monde en 2014, « [t]rois ans après le retrait des troupes américaines, le dernier rapport de Human Rights Watch tire la sonnette d’alarme sur la situation des prisonnières en Irak. Des milliers de femmes sont détenues illégalement, battues, violées, voire exécutées, par les forces de sécurité. Une pratique devenue un instrument de pression sur la population par un gouvernement jugé de plus en plus autoritaire. » [52] Or, ces traitements inhumains qui sont massivement infligés par l’État irakien à sa propre population, et qui ne visent pas seulement les femmes, ne dissuadent point l’État français d’entretenir des relations diplomatiques, militaires et économiques avec Bagdad. [53] Et il faudrait écrire un autre article pour lister l’ensemble des dictatures répressives que soutient le gouvernement français pour des motifs de realpolitik. Par conséquent, aussi condamnables soient les crimes du gouvernement el-Assad, il est indispensable de renouer le contact avec celui-ci, ne serait-ce que pour combattre Daech avec une plus grande efficacité. Il est également impératif d’exposer la guerre secrète des États occidentaux en Syrie, afin que l’opinion publique prenne enfin conscience de la dangerosité de ces politiques clandestines. Néanmoins, en l’absence d’enquêtes approfondies sur ce sujet épineux, l’État français et ses alliés pourront « garder une façade de respectabilité » grâce aux « crimes invisibles » dont ils se sont rendus coupables en Syrie.

Maxime Chaix | 

Notes

[1]. « Royaume-Uni – Remise du prix Albert Londres 2016 (27 mai 2016) », Diplomatie.gouv.fr, 27 mai 2016.

[2]. Emmanuelle Skyvington, « “Grâce à ses crimes invisibles, Bachar al-Assad parvient à garder une façade de respectabilité” », Telerama.fr, 27 mai 2016.

[3]. Depuis le début du conflit, les forces loyalistes de Bachar el-Assad ont commis des exactions massives contre la population civile. D’un point de vue légal et moral, ces actes sont logiquement répréhensibles. Néanmoins, ils le sont tout autant que les politiques étrangères occidentales ayant généré plusieurs millions de morts et de blessés rien qu’en Irak, en Afghanistan et au Pakistan depuis un quart de siècle. À ce sujet, voir Nafeez Mosaddeq Ahmed, « Les victimes ignorées des guerres de l’Occident : 4 millions de morts en Afghanistan, au Pakistan et en Irak depuis 1990 », VoltaireNet.org, 11 avril 2015. Allons plus loin dans ce raisonnement. Selon l’intellectuel Andre Vltchek, « “[d]epuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme occidentaux ont causé la mort de 50 à 55 millions de personnes” (…). À celles-ci, “mortes en conséquence directe de guerres déclenchées par l’Occident, de coups d’État militaires pro-occidentaux et d’autres conflits du même acabit”, s’ajoutent “des centaines de millions de victimes indirectes qui ont péri de la misère, en silence”. » (Nic Ulmi, « Noam Chomsky raconte “l’Occident terroriste” », LeTemps.ch, 12 juin 2015 [accentuation ajoutée]). Il me semblerait utile que les détracteurs les plus intransigeants de Bachar el-Assad – qui s’émeuvent à juste titre des exactions commises par le régime syrien –, en prennent conscience et fassent preuve de la même indignation à l’égard des politiques étrangères occidentales décrites dans cette note.

[4]. En janvier 2015, à la suite de ces attentats contre Charlie Hebdo, j’avais écrit dans un élan de rage et de tristesse que « notre actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a ouvertement soutenu en décembre 2012 le Front al-Nosra – c’est-à-dire la branche “syrienne” d’al-Qaïda. [À cette époque, cette organisation incluait Daech, ces deux factions s’étant séparées enavril 2013.] (…) Selon les informations du journal Le Monde, “la décision des États-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition [en Syrie]. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que “tous les Arabes étaient vent debout” contre la position américaine, “parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot”. “C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne”, a ajouté le ministre. »

[5]. « Le Qatar : “valet des Américains” ou “club Med des terroristes” ? », entretien avec Fabrice Balanche, Challenge.fr, 15 janvier 2015 : « [L]e Qatar a financé le Front Al-Nosra (ou Nosra) jusqu’à la scission intervenue en avril 2013. L’organisation, rattachée à Al-Qaïda, est pourtant inscrite sur la liste terroriste des États-Unis depuis le 20 novembre 2012 et la déclaration d’Hillary Clinton. Après la scission en avril 2013 – autrement dit la séparation entre Nosra dirigé par le syrien Al-Joulani et l’État islamique (EI) conduit par l’irakien al-Baghdadi – le Qatar a choisi de soutenir l’EI contrairement à l’Arabie Saoudite qui continue de financer Nosra. Néanmoins, la réalité est bien plus complexe encore. Si l’EI est une organisation soudée et structurée, les groupes de Nosra, bien qu’ils prêtent tous allégeance, semblent bien plus autonomes. Ainsi, le Qatar peut être également amené à financer un groupe de combattants se revendiquant de Nosra pour un intérêt particulier. De même, il existe différents clans en Arabie Saoudite, qui est loin d’être un royaume monolithique. Ces familles soutiennent aussi bien Nosra que l’EI » (accentuation ajoutée).

[6]. Maxime Chaix, « Opération “Timber Sycamore” : la guerre secrète de la CIA en Syrie est principalement financée par les Saoud », MaximeChaix.info, 24 janvier 2016 : « [Michael Flynn] expliqué à un journal russe que le gouvernement des États-Unis avait soutenu jusqu’à présent “une telle diversité de factions [anti-Assad qu’] il est impossible de comprendre qui est qui, et qui travaille avec qui. La composition de l’opposition armée syrienne, de plus en plus complexe, a rendu toute identification considérablement plus difficile. Pour cette raison, (…) du point de vue des intérêts américains, nous devons (…) prendre du recul et soumettre notre stratégie à un examen critique. À cause de la possibilité, très réelle, que nous soutenions des forces liées à État islamique (…), en même temps que d’autres forces anti-Assad en Syrie.” Selon le général Flynn, lorsqu’il dirigeait la DIA au Pentagone, cette agence recensait “autour de 1 200 groupes belligérants [en Syrie].” De ce fait, le général Flynn pense “vraiment que personne, y compris la Russie, n’a une compréhension claire de ce à quoi nous avons affaire là-bas, mais sur le plan tactique, c’est vraiment très important de le comprendre. Une vision unilatérale de la situation en Syrie et en Irak serait une erreur” ».

[7]. Ibidem : « En août [2015], j’ai étudié les révélations du général Michael Flynn sur Al-Jazeera, en soulignant qu’elles n’avaient pas été relayées par les médias français. (…) Pour contextualiser cette interview, j’avais reproduit un argument clé de Nafeez Mosaddeq Ahmed, selon lequel “la CIA a été directement impliquée dans la gestion de ces réseaux d’approvisionnement rebelles. (…) [D]es responsables américains du renseignement militaire [ont] supervis[é] la fourniture d’armes et l’aide des États du Golfe et de la Turquie [aux rebelles en Syrie], à partir des mêmes centres de commandement opérationnel dans le Sud de la Turquie et en Jordanie, qui continuent d’être coordonnés conjointement par les services de renseignement occidentaux et arabes. » Bien que Nafeez Ahmed soit un spécialiste mondialement reconnu, un ami m’a fait remarquer que cet argument était insuffisamment documenté. Or, dans un article plus récent, le Dr. Ahmed a cité Charles Lister, un expert de la prestigieuse Brookings Institution. En mai dernier, cet analyste confirma que les États-Unis dirigent des opérations de guérilla depuis deux centres de commandement multinationaux en Turquie et en Jordanie. Et d’après cette source crédible [et hostile à Bachar el-Assad], à partir du printemps 2015, les services spéciaux états-uniens ont appuyé directement des forces islamistes [, bien que le New York Times eut révélé en mars 2013que les approvisionnements en armes pour soutenir les rebelles en Syrie avaient été lancés par la CIA et ses alliés en janvier 2012] : “En public, la ligne officielle consiste à dire que la stratégie de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie ne finance pas directement le Front al-Nosra, bien que cette coalition géopolitique ait conscience que ce groupe bénéficiera du soutien apporté à des factions islamistes rebelles. En privé, de nombreux commandants de la rébellion en charge de l’opération (…) menée à Idleb [au printemps 2015] ont déclaré à Charles Lister, [un expert de la] Brookings Institution, ‘que la salle d’opérations dirigée par les États-Unis au sud de la Turquie, qui coordonne les approvisionnements d’aide létale et non-létale à des groupes d’opposition sélectionnés [par la CIA], a servi à faciliter [l’]engagement [des islamistes] dans cette opération à partir de début avril [2015]. Ces dernières semaines, ce centre de commandement, ainsi qu’un autre en Jordanie, qui couvre le Sud de la Syrie, semblent avoir considérablement intensifié leur aide et leurs transferts de renseignements à des groupes jugés non extrémistes [par la CIA]’. En d’autres termes, la branche officielle d’al-Qaïda en Syrie, et une autre milice étroitement liée à [cette nébuleuse terroriste], faisaient partie des factions ‘modérées’ et ‘triées sur le volet’ qui ont reçu des armes et du soutien de la part d’États du Golfe et de la Turquie, sous la supervision de personnel des renseignements militaires états-uniens sur le terrain.” (…) Nafeez Ahmed et Charles Lister désignent en fait l’Armée de la Conquête, une coalition de groupes jihadistes créée et soutenue par le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie au premier trimestre 2015. Cette milice allie le Front al-Nosra et le groupe Ahrar al-Sham, une force rebelle salafiste fréquemment décrite comme “modérée”. Précédemment, nous avons souligné que cette coalition extrémiste recevait, essentiellement par l’entremise de l’Arabie saoudite, des missiles TOW de fabrication états-unienne – dans le cadre d’un programme clandestin de la CIA. Il semblerait donc que ces livraisons d’armes aient été coordonnées depuis ces “salles d’opérations” en Turquie et en Jordanie. »

[8]. Maxime Chaix, « La bannière étoilée derrière le drapeau noir », MaximeChaix.info, 20 août 2015 (article initialement publié sur DeDefensa.org) : « En mai dernier, en se basant sur des documents rendus publics grâce à Judicial Watch, Nafeez Ahmed révéla que le Renseignement militaire du Pentagone (DIA) avait prédit en 2012 l’émergence d’un “État Islamique” à cheval entre l’Irak et la Syrie, accusant l’administration Obama – et plus généralement “l’Occident, les États du golfe Persique et la Turquie” –, d’avoir encouragé la montée en puissance de Daech. Il s’avère que ses analyses, qui lui avaient valu de nombreuses critiques, viennent d’être corroborées par l’ancien directeur de la DIA lui-même. »

[9]. Régis Le Sommier, « Pourquoi Daech est là pour durer », Paris Match, 11 septembre 2015.

[10]. Maxime Chaix, « Selon le député Claude Goasguen, “la France soutient al-Qaïda en Syrie” », MaximeChaix.info, 1er juillet 2015.

[11]. Ibidem.

[12]. Pascal Airault, « Laurent Bigot : “La France n’a plus de politique étrangère” », interview de l’ancien diplomate Laurent Bigot, LOpinion.fr, 4 janvier 2016 : « La grande erreur de notre diplomatie est d’avoir désigné des bons et des méchants et de ne discuter qu’avec ceux que l’on considère comme les bons. Le principe même de la diplomatie est de parler avec tout le monde, ce qui ne signifie pas, bien entendu, soutenir tout le monde. Bachar el-Assad est un tyran, mais ce n’est pas une raison pour soutenir le Front al-Nosra, équipé de missiles français notamment. Notre réponse à la barbarie, c’est soutenir une autre barbarie ? »

[13]. Régis Le Sommier, « Alain Juillet : “Un service de renseignement doit être neutre” », interview de l’ancien directeur du Renseignement de la DGSE Alain Juillet, Paris Match, 5 mai 2016 : « Sur la question syrienne, on a ignoré la réalité… À l’époque des conflits en Irak et des quatre journalistes otages en Syrie, nous avions de bonnes relations, non officielles avec les services syriens. Ces relations nous ont toujours servi. Brutalement, on coupe les ponts. C’est une absurdité totale. À côté de ça, on va se faire manipuler en aidant des gens, prétendument rebelles, alors qu’en réalité il s’agissait d’équipes d’Al-Qaïda poussées par des pays du Golfe. »

[14]. Maxime Chaix, « EXCLUSIF : L’État français “a facilité les actions d’al-Nosra”, la majorité refuse toute enquête (Alain Marsaud) », MaximeChaix.info, 16 décembre 2015.

[15]. Richard Norton-Taylor, « Terror trial collapses after fears of deep embarrassment to security services », TheGuardian.co.uk, 1er juin 2015.

[16]. Maxime Chaix : « Sur CNN, une parlementaire US confirme que la CIA soutient al-Qaïda pour renverser Bachar el-Assad », MaximeChaix.info, 6 novembre 2015.

[17]. Maxime Chaix « Tulsi Gabbard et sa proposition de loi contre la guerre secrète de la CIA en Syrie », MaximeChaix.info, 2 avril 2016.

[18]. Ibidem.

[19]. Ibidem : « Ainsi, la représentante Tulsi Gabbard confirme ce que j’ai tenté de démontrer dans mon étude récente, soit le fait que la CIA et ses alliés soutiennent directement al-Qaïda en Syrie. En tant qu’élue siégeant à la Commission des Forces armées de la Chambre de Représentants, il s’agit bel et bien d’une confirmation officielle, et non de spéculations. Ce fait est alarmant mais, si l’on en croit Google Actualités, aucun média français n’a repris cette information. J’avais déjà souligné ce silence médiatique assourdissant lorsque deux députés français avaient affirmé, à des occasions différentes, que la France soutient al-Qaïda en Syrie. Même chose après les révélations fracassantes du général Michael Flynn sur Al-Jazeera concernant les politiques profondes multinationales des États-Unis contre le régime el-Assad. »

[20]. Margaux Schmit, « Daech – Syrie – Irak – Kurdistan irakien », Diploweb.com, 3 janvier 2016 : « À l’été 2011, Al-Qaïda en Irak (AQI) décide de s’infiltrer et s’arme face à la répression brutale du régime. Son leader, le sunnite irakien Abou Bakr al-Baghdadi y renvoie discrètement un de ses chefs d’opération, Abou Mohammad al-Joulani. Revenu en 2011 dans sa terre natale, al-Joulani y crée un groupe qui se livre à de spectaculaires attentats-suicides, puis devient un véritable mouvement de guérilla et se fait connaître sous le nom de Jabhat al-Nosra (JaN), le “Front pour la victoire des gens du Sham”. En avril 2013, Al-Baghdadi annonce officiellement que JaN est une création d’AQI. Mais al-Joulani veut être autonome en Syrie et demande l’arbitrage de la direction centrale d’Al-Qaïda, basée au Pakistan. Celle-ci tranche en sa faveur. AQI décide alors de se tailler un fief propre en Syrie et se rebaptise Al-Qaïda en Irak et au Levant (AQIL) – qui devient l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daech) en juin 2014, pour désormais affronter des factions de l’opposition armée syrienne, dont JaN. »

[21]. « Débat en séance publique sur la prolongation de l’opération Chammal en Irak – Audition du Général de division (r) Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po Paris », Senat.fr, 17 décembre 2014.

[22]. Je recommande vivement aux lecteurs anglophones l’analyse suivante de Joel Veldkamp, un étudiant du Centre des Études sur le Moyen-Orient de l’Université de Chicago. Résumant l’un de ses travaux universitaires, son article expose la succession de mensonges politiques et de déformations médiatiques sur l’engagement soi-disant « limité » des États-Unis en Syrie. Il montre comment la communication trompeuse de l’administration Obama a dissimulé, depuis 2012, des politiques profondes de guerre secrète dans ce pays. Enfin, je tiens à préciser que cet article a été publié sur le site de Joshua Landis, un professeur de l’Université d’Oklahoma qui est considéré comme l’un des meilleurs experts américains de la Syrie. Joel Veldkamp, « How to Understand Those 60 Trainees », JoshuaLandis.com, 14 août 2015.

[23]. Caroline Fleuriot, « Droit d’ingérence, où en est-on ? », LeMonde-Diplomatique.fr, septembre 2008 : « Venir en aide aux populations en détresse sans le consentement de l’État est une idée ancienne. Déjà Hugo Grotius, en 1625 dans De jure belli ac pacis, évoquait une telle possibilité. Mais l’article 2, paragraphe 7, de la Charte de l’Organisation des Nations unies (ONU) pose le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État comme principe pacificateur des relations internationales. »

[24]. Gareth Porter, « Les médias des États-Unis ont caché le rôle d’al-Qaïda en Syrie, par Gareth Porter », traduction d’un article de ConsortiumNews.com, Les-Crises.fr, 23 mars 2013 ; Nafeez Mosaddeq Ahmed, « L’État islamique, cancer du capitalisme moderne », MiddleEastEye.net, 27 mars 2015.

[25]. Pour ma définition des « différents services spéciaux moyen-orientaux et occidentaux », voir la note 5 dans l’article « La guerre secrète multinationale de la CIA en Syrie et le chaos islamiste », MaximeChaix.info, 4 novembre 2015.

[26]. Greg Miller et Karen DeYoung, « Secret CIA effort in Syria faces large funding cut », WashingtonPost.com, 12 juin 2015. Remarque importante : dans l’immense majorité des récits sur l’intervention de la CIA en Syrie, l’action de l’Agence est décrite comme « inefficace » et d’ampleur limitée (Voir par exemple Ben Hubbard, « Warily, Jordan Assists Rebels in Syrian War », NYTimes.com, 10 avril 2014). Or, l’importance de cet article du Washington Post réside dans le fait que, contrairement à ce qui était unanimement affirmé dans la presse, cet engagement de la CIA en Syrie n’est pas « limité » mais massif, et qu’il entre dans le cadre « d’un plus vaste effort de plusieurs milliards de dollars impliquant l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie » – c’est-à-dire les trois États notoirement connus pour soutenir les factions extrémistes en Syrie (cf. la note suivante).

[27]. Ibidem (accentuation ajoutée). Sur la création et le soutien, par l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, d’une coalition de groupes islamistes comprenant al-Qaïda comme l’une de ses principales forces, voir notamment Luc Mathieu, « Syrie : l’Armée de la conquête sur le chemin de Damas », Liberation.fr, 14 mai 2015 ; « General Dempsey aknowledges U.S. Arab allies funding ISIS », CSPAN.org, 20 septembre 2014 : « Sénateur Lindsey Graham : “Connaissez-vous un allié arabe de premier plan qui embrasse la cause de l’EIIL [, c’est-à-dire Daech] ?” Général Martin Dempsey : “Je sais que des alliés arabes de premier plan les financent…” » ; Éric Leser, « Sans la Turquie, Daech n’existerait pas », Slate.fr, 2 août 2015 ; « Le Qatar : “valet des Américains” ou “club Med des terroristes” ? », entretien avec Fabrice Balanche, Challenge.fr, 15 janvier 2015 : « [L]e Qatar a financé le Front Al-Nosra (ou Nosra) jusqu’à la scission intervenue en avril 2013. L’organisation, rattachée à Al-Qaïda, est pourtant inscrite sur la liste terroriste des États-Unis depuis le 20 novembre 2012 et la déclaration d’Hillary Clinton. Après la scission en avril 2013 – autrement dit la séparation entre Nosra dirigé par le syrien Al-Joulani et l’État islamique (EI) conduit par l’irakien al-Baghdadi – le Qatar a choisi de soutenir l’EI contrairement à l’Arabie Saoudite qui continue de financer Nosra. Néanmoins, la réalité est bien plus complexe encore. Si l’EI est une organisation soudée et structurée, les groupes de Nosra, bien qu’ils prêtent tous allégeance, semblent bien plus autonomes. Ainsi, le Qatar peut être également amené à financer un groupe de combattants se revendiquant de Nosra pour un intérêt particulier. De même, il existe différents clans en Arabie Saoudite, qui est loin d’être un royaume monolithique. Ces familles soutiennent aussi bien Nosra que l’EI » ; etc.

[28]. Robert Winnett, « Syria: 3,500 tons of weapons already sent to rebels, says Lord Ashdown », Telegraph.co.uk, 1er juillet 2013. Cet article rapporte les propos alarmants du parlementaire britannique Lord Ashdown : « “[Les rebelles en Syrie] n’ont pas besoin d’armes. Il n’a pas été démenti que 3 500 tonnes d’armes avaient été livrées depuis la Croatie avec l’aide de la CIA. Financés par les Qataris, financés par les Saoudiens, [ces armements] sont allés presque exclusivement vers les groupes les plus extrémistes”, déclara l’ancien haut représentant international en Bosnie lors d’un débat [parlementaire] » (accentuation ajoutée).

[29]. Selon Vox.com et d’autres sources, l’« ordre secret » d’armer les rebelles a été approuvé en avril 2013, mais l’approvisionnement en armes et les entraînements se seraient concrétisés en septembre 2013, après qu’Obama eut repoussé l’intervention militaire directe en Syrie (Max Fisher et Johnny Harris, « Syria’s war: a 5-minute history », Vox.com, 14 octobre 2015). En septembre 2013, le Washington Post avait rapporté que les États-Unis commençaient à armer les rebelles, sans évoquer l’« ordre secret » d’Obama rapporté par Vox.com (Ernesto Londoño et Greg Miller, « CIA begins weapons delivery to Syrian rebels », WashingtonPost.com, 11 septembre 2013). En réalité, la CIA et le MI6 ont clandestinement armé les rebelles en Syrie depuis au moins janvier 2012, mais essentiellement via la logistique et les financements du Qatar, de la Turquie et de l’Arabie saoudite (Adam Johnson, « Down the Memory Hole: NYT Erases CIA’s Efforts to Overthrow Syria’s Government », FAIR.org, 20 septembre 2015).

[30]. Maxime Chaix, « Opération “Timber Sycamore” : la guerre secrète de la CIA en Syrie est principalement financée par les Saoud », MaximeChaix.info, 24 janvier 2016 : « Grâce au New York Times, nous savons à présent que l’Arabie saoudite a été, “de loin”, le principal soutien étatique de cette guerre secrète – notamment à travers l’achat massif et la livraison, par les services spéciaux saoudiens [et leurs alliés], de missiles antichars TOW de marque Raytheon à des groupes affiliés à al-Qaïda, dont l’Armée de la Conquête. »

[31]. Ibidem : « Dans l’article du Times, le prince Bandar est présenté comme le principal architecte de cette politique de soutien à la rébellion en Syrie. En effet, ce journal confirme que “[l]es efforts saoudiens furent dirigés par le flamboyant prince Bandar ben Sultan, qui était alors le chef des services secrets [du royaume, et] qui demanda aux espions saoudiens d’acheter des milliers [de mitrailleuses] AK-47 et des millions de munitions en Europe de l’Est pour les rebelles [en Syrie]. La CIA a facilité certains de ces achats d’armements pour les Saoudiens, dont un vaste deal avec la Croatie en 2012. Durant l’été de cette même année, ces opérations semblaient hors de contrôle à la frontière entre la Turquie et la Syrie, les nations du Golfe transmettant de l’argent et des armes à des factions rebelles – y compris à des groupes dont les hauts responsables états-uniens craignaient qu’ils soient liés à des organisations extrémistes comme al-Qaïda.” » Malgré ces « craintes » à Washington, cette guerre secrète de la CIA et de ses alliés s’est poursuivie et s’est intensifiée à partir de l’automne 2013 (voir la note 26).

[32]. Voir Joseph Fitsanakis, « Analysis: Bandar’s return affirms hawkish turn in Saudi foreign policy », IntelNews.org, 26 juillet 2012 : « Bandar “veut voir l’Arabie saoudite gonfler ses muscles, en particulier si les Américains sont avec lui [au Moyen-Orient]”, selon [un spécialiste du Woodrow Wilson Center nommé] Ottaway. Et il y a des chances qu’ils le seront, au vu des contacts étroits du prince Bandar au sein de la communauté du Renseignement états-unien. Le commentateur saoudien Jamal Khashoggi a déclaré que le style de Bandar est “plutôt agressif, aux antipodes de celui des diplomates saoudiens, qui sont habituellement prudents ; et il sera libre de faire ce qu’il estime nécessaire”, en particulier dans le cas de la Syrie (…) La rumeur veut que, durant le premier mandat de George W. Bush, George Tenet – qui était alors directeur de la CIA –, se serait saoulé dans la grandiose maison de Bandar à Washington. Il serait alors tombé tout habillé dans la piscine, avant d’être secouru par l’un des serviteurs de Bandar. Si cette histoire est vraie, elle indique un degré d’intimité plutôt dérangeant dans la relation du prince avec l’establishment de politique étrangère des États-Unis, sur lequel l’Arabie saoudite va sans aucun doute s’appuyer dans les prochaines années » (accentuation ajoutée).

[33]. Voir Craig Unger, House of Bush, House of Saud: The Secret Relationship Between the World’s Two Most Powerful Dynasties (Scribner, New York, 2004), pp.151-52 : « En 1992, Bill Clinton remporta les élections présidentielles face [au Président sortant] George H. W. Bush. Bandar interpréta cette défaite comme la perte d’un proche. Le soir précédant les élections, il rédigea une lettre à Bush [père] afin de lui décrire ses sentiments. “Demain, tu gagneras dans tous les cas. Tu es mon ami pour le restant de ma vie, tu fais partie de ma famille. Si tu gagnes, tu l’auras mérité, et si tu perds tu seras en bonne compagnie”, écrivit-il, en référence à Winston Churchill lorsqu’il ne parvint pas à être réélu après avoir gagné la guerre. Après l’annonce des résultats, Bandar était si abattu qu’il informa le roi Fahd de sa volonté de démissionner [de son poste d’ambassadeur saoudien à Washington]. “C’était comme si j’avais perdu un membre de ma famille, comme si cette personne était morte.” »

[34]. Cette relation étroite entre les hauts responsables de la CIA et de l’Arabie saoudite a été récemment décrite par le New York Times en janvier 2016. Pour en lire une traduction, voir « Pour le financement des rebelles syriens, les États-Unis sont fortement dépendants de l’argent saoudien [New York Times] », Les-Crises.fr, 23 janvier 2016 : « Les racines de la relation sont profondes. À la fin des années 70, les Saoudiens ont organisé ce que l’on connaissait comme le “Safari Club”, une coalition de nations incluant le Maroc, l’Égypte et la France, qui a dirigé des opérations en Afrique à une époque où le Congrès avait cloué les ailes de la CIA après des années d’abus. (…) Dans les années 80, les Saoudiens ont aidé à financer les opérations de la CIA en Angola, où les États-Unis ont soutenu les rebelles contre le gouvernement allié aux Soviétiques. Bien que les Saoudiens aient été profondément anticommunistes, la motivation principale de Riyad semblait être de consolider ses liens avec la CIA. “Ils achetaient de la bonne volonté”, se rappelle un ancien cadre supérieur du renseignement qui était impliqué dans l’opération. Dans l’épisode peut-être le plus important, les Saoudiens ont aidé à armer les rebelles moudjahidines pour chasser les Soviétiques hors d’Afghanistan. Les États-Unis ont investi des centaines de millions de dollars chaque année dans la mission, et les Saoudiens s’y sont alignés, au dollar près. »

Pour une analyse approfondie de cet important article du New York Times, voir Maxime Chaix, « Opération “Timber Sycamore” : la guerre secrète de la CIA en Syrie est principalement financée par les Saoud », MaximeChaix.info, 24 janvier 2016 : « Toujours selon le Times, le chef de station de la CIA joue un rôle diplomatique plus important que l’ambassadeur des États-Unis en Arabie saoudite. Ainsi, entre le GID et la CIA, “l’alliance reste solide, puisqu’elle est renforcée par une liaison entre maîtres-espions. Ministre de l’Intérieur saoudien, le prince Mohammed ben Nayef a succédé au prince Bandar dans l’approvisionnement en armes des rebelles [en Syrie]. Il connait l’actuel directeur de la CIA John O. Brennan depuis l’époque où ce dernier était le chef de station de l’Agence à Riyad dans les années 1990. D’anciens collègues ont déclaré que ces deux hommes étaient restés proches (…) Le poste occupé autrefois par M. Brennan à Riyad est, bien plus que celui de l’ambassadeur US, le véritable lien entre le pouvoir états-unien et le royaume [des Saoud].D’anciens diplomates se souviennent que les discussions les plus importantes ont été systématiquement menées via le chef de station de la CIA [dans la capitale saoudienne]” » (accentuation ajoutée).

[35]. Peter Dale Scott, L’État profond américain : la finance, le pétrole et la guerre perpétuelle (Éditions Demi-Lune, Plogastel-Saint-Germain, 2015), p.158 : « Dans les années 1970, d’importants officiers actifs ou retraités de la CIA (…) étaient mécontents des réductions budgétaires menées sous le Président Carter par Stansfield Turner, le directeur de l’Agence. En réponse, ils organisèrent un réseau alternatif que l’on appelle le Safari Club. Supervisé par les directeurs des services secrets français, égyptiens, saoudiens, marocains et iraniens (alors sujets du Shah), le Safari Club aurait été secondé à Washington par un “réseau privé de renseignement”, selon Joseph Trento. Ce réseau regroupait alors des officiers de l’Agence tels que Theodore Shackley et Thomas Clines, qui avaient été marginalisés ou renvoyés par le directeur de la CIA Stansfield Turner. Comme le prince Turki ben Fayçal l’expliquera plus tard, l’objectif du Safari Club n’était pas seulement l’échange de renseignements, mais également la conduite d’opérations clandestines que la CIA ne pouvait plus mener directement en raison du scandale du Watergate et des réformes qui s’ensuivirent » (accentuation ajoutée).

Voir ibidem p.159 : « [I]l est compréhensible que George Tenet, le directeur de la CIA sous George W. Bush, ait suivi le précédent de [William] Casey [, le directeur de l’Agence sous Reagan,] en rencontrant une fois par mois environ le prince Bandar, l’ambassadeur d’Arabie saoudite aux États-Unis – mais sans révéler le contenu de leurs discussions aux officiers de la CIA chargés des questions saoudiennes » (accentuation ajoutée).

[36]. Concernant le jeu trouble du prince Bandar et de la CIA en Syrie, voir Maxime Chaix, « La guerre secrète multinationale de la CIA en Syrie et le chaos islamiste », MaximeChaix.info, 4 novembre 2015 : « Jusqu’à ce qu’il soit poussé vers la sortie en avril 2014, le Guardian souligna que “Bandar avait dirigé les efforts saoudiens visant à mieux coordonner les livraisons d’armes aux rebelles combattant el-Assad en Syrie. Néanmoins, il a été critiqué pour avoir soutenu des groupes islamistes extrémistes, risquant ainsi le même “retour de bâton” que celui des combattants saoudiens d’Oussama ben Laden rentrant au pays après le jihad contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 1980 – une guerre sainte qui avait été autorisée officiellement. (…) En 2014, un parlementaire états-unien avait déclaré sous couvert d’anonymat que la CIA était “bien consciente que de nombreuses armes fournies [par l’Agence] avaient terminé dans de mauvaises mains.” En octobre 2015, l’éminent expert de la Syrie Joshua Landis affirma qu’“entre 60 et 80 % des armes que les États-Unis ont introduites [dans ce pays] sont allées à al-Qaïda et les groupes qui lui sont affiliés” ».

[37]. Delil Souleiman, « Rencontre inattendue sur le front », Making-of.AFP.com, 27 mai 2016.

[38]. Nafeez Mosaddeq Ahmed, « Ennemis perpétuels : comment les États-Unis soutiennent Daech en le combattant », MiddleEastEye.net, 17 juillet 2015 : « [L]a revendication de Joe Biden [selon laquelle] “nous ne pouvions pas convaincre nos collègues [turcs, qataris et saoudiens] de cesser [d’]approvisionner” [les islamistes] dissimule le fait que la CIA a été directement impliquée dans la gestion de ces réseaux d’approvisionnement rebelles » ; « General Dempsey aknowledges U.S. Arab allies funding ISIS », CSPAN.org, 20 septembre 2014 : « Sénateur Lindsey Graham : “Connaissez-vous un allié arabe de premier plan qui embrasse la cause de l’EIIL [, c’est-à-dire de Daech] ?” Général Martin Dempsey : “Je sais que des alliés arabes de premier plan les financent…” Sénateur Graham : “Oui, mais est-ce qu’ils en embrassent la cause ? Ils (…) ont financé [Daech] car l’Armée Syrienne Libre ne pouvait pas combattre Assad, ils essayaient de battre Assad, et je pense qu’ils ont réalisé à quel point ces méthodes étaient folles. » Sans surprise, le sénateur Graham n’a pas dit un mot sur l’implication de la CIA et de ses partenaires occidentaux dans cette stratégie de la Turquie, de l’Arabie saoudite et du Qatar.

[39]. Jean-Dominique Merchet, « L’opposition modérée en Syrie ? 20 000 hommes, indique le général Didier Castres », LOpinion.fr, 26 janvier 2016 : « “Il existe en Syrie une constellation de combattants très divers de l’ordre de 100 000 personnes, dont la France estime que 80 000 d’entre eux appartiennent soit à des groupes terroristes désignés comme tels par les Nations unies, soit à des groupes salafistes extrémistes” indique le général Castres. Faites le calcul : 100 000 – 80 000 = 20 000 opposants qui ne sont ni “terroristes”, [ni] “salafistes extrémistes” ».

[40]. Ken Dilanian (The Associated Press), « Officials: CIA-backed Syrian rebels under Russian blitz », MilitaryTimes.com, 10 octobre 2015.

[41]. Dominique Champtiaux, « Les opérations spéciales et les actions clandestines », Hestia.Hypothèses.org, 17 septembre 2014.

[42]. Selon l’encyclopédie Universalis, la raison d’État est une « [n]otion ancienne de la tradition politique des Occidentaux. Le terme se trouve déjà chez Cicéron (consul en ~ 63), ratio reipublicae. D’autres expressions ou maximes, souvent empruntées au droit romain (utilité publique, raison de l’Empire, nécessité n’a pas de loi), furent les conducteurs du concept chez les juristes du Moyen Âge, dont les analyses raffinées ont préparé des théories plus modernes, inséparables du nom de Machiavel depuis le XVIe siècle. En son sens actuel, hérité de l’expérience des États libéraux du XVIIIe au XXe siècle (système baptisé “État de droit” par la philosophie allemande), la raison d’État englobe les diverses espèces d’illégalités commises au nom des États souverains et contre lesquelles il n’existe aucune protection, sauf à contester ces pratiques par des moyens non juridiques. La liste des cas politiques ainsi soustraits aux règles de droit par ailleurs reconnues comme contraignantes ne peut être établie, chaque État s’érigeant en maître absolu pour décider d’user ou non d’une prérogative aussi dangereuse pour les libertés, cependant restreinte par les usages et la pression des opinions publiques. La raison d’État justifie les parodies de justice ; elle couvre encore, ici et là dans le monde, la pratique de la torture, théoriquement abolie partout (Déclaration universelle des droits de l’homme, proclamée par l’Organisation des Nations unies en 1948, art. 5) ; elle fonde l’argumentation des États lorsqu’ils estiment inopportun de porter tel différend particulier devant les juridictions internationales, dont ils admettent pourtant la compétence. Il subsiste donc une large zone politique, extensible selon les intérêts en cause et les circonstances, dans laquelle les États se comportent d’après le modèle absolutiste, en dépit de l’idéologie proclamant le respect du droit. »

[43]. Régis Le Sommier, « Alain Juillet : “Un service de renseignement doit être neutre” », interview de l’ancien directeur du Renseignement de la DGSE Alain Juillet, Paris Match, 5 mai 2016.

[44]. Maxime Chaix, « Selon le député Claude Goasguen, “la France soutient al-Qaïda en Syrie” », MaximeChaix.info, 1er juillet 2015.

[45]. Nafeez Mosaddeq Ahmed, « La guerre des gazoducs américano-russe en Syrie pourrait déstabiliser Poutine », MiddleEastEye.net, 4 novembre 2015 : « L’intervention russe en Syrie est la carte géopolitique maîtresse de Vladimir Poutine, permettant de faire avorter la défaite imminente du régime du président syrien Bachar al-Assad sous le poids de multiples forces rebelles soutenues par l’Occident. Son objectif a été expliqué en octobre dans Foreign Affairs, l’éminente revue du Council on Foreign Relations de Washington. “La plupart des belligérants étrangers dans la guerre en Syrie sont des pays exportateurs de gaz qui ont des intérêts dans l’un des deux projets de gazoducs concurrents cherchant à traverser le territoire syrien pour acheminer vers l’Europe soit du gaz qatari, soit du gaz iranien”, a écrit le professeur Mitchell Orenstein, du Centre Davis d’études russes et eurasiennes de l’université Harvard. Dansun reportage pour The Guardian daté de 2013, j’avais évoqué des projets de gazoducs concurrents. Deux ans plus tard, Foreign Affairs finit par se mettre à la page. Comme l’a expliqué Orenstein, “en 2009, le Qatar a proposé de construire un gazoduc pour envoyer son gaz au nord-ouest en passant par l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie, jusqu’en Turquie (…) Toutefois, le président syrien Bachar al-Assad a refusé de signer le projet ; la Russie, qui ne voulait pas voir sa position dans les marchés européens du gaz être compromise, a exercé une forte pression sur Assad dans cette optique.” »

[46]. Ibidem : « En juillet [2011], un accord de 10 milliards de dollars portant sur un gazoduc Iran-Irak-Syrie a ensuite été annoncé et un accord préliminaire a été dûment signé. Fin 2011, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et Israël apportaient une aide secrète aux factions rebelles en Syrie dans le but de provoquer l’“effondrement” du régime d’Assad “de l’intérieur”. “Les États-Unis (…) soutiennent le gazoduc qatari comme un moyen de contrebalancer l’Iran et de diversifier l’approvisionnement en gaz européen afin de le rendre moins tributaire de la Russie”, a expliqué Orenstein dans Foreign Affairs. La Russie a agi rapidement pour soutenir les parties afin qu’elles signent un protocole d’entente en juillet 2012. Fin 2013, la Russie avait signé un accord sur le gaz offshore avec la Syrie afin d’explorer la Méditerranée orientale, dont les ressources en gaz naturel récupérable sont estimées au total à environ 3,45 milliers de milliards de m3. Cette démarche a été jugée “inutile” par les États-Unis, qui ont travaillé avec Israël, l’Égypte, la Turquie, Chypre et le Liban pour développer une architecture régionale d’exportation de gaz sous domination israélienne capable d’acheminer le gaz de la Méditerranée orientale vers l’Europe. “Les découvertes de gaz naturel en Méditerranée orientale (…) ont le potentiel de porter atteinte à la position dominante de la Russie dans la fourniture de gaz naturel en Europe occidentale”, aécrit Simon Henderson, directeur du Gulf and Energy Policy Program du Washington Institute. »

[47]. Voir les deux notes précédentes.

[48]. À ma connaissance, le seul documentaire français qui ne s’est pas uniquement concentré sur la dénonciation des crimes du gouvernement el-Assad fut diffusé sur France 2 en février 2016 dans l’émission Un Œil sur la planète. Pour le visionner en intégralité, voir Maxime Chaix, « “Syrie, le grand aveuglement” : une émission exceptionnelle sur France 2 », MaximeChaix.info, 20 février 2016. Néanmoins, comme je l’ai précisé dans cet article publié à la suite de sa diffusion, « je vous recommande ma dernière analyse approfondie sur ce conflit, dont l’extrait suivant compense ce que j’ai perçu comme la seule carence de cette émission – c’est-à-dire l’absence de référence au rôle majeur de la CIA [et de ses alliés] dans la guerre secrète contre le régime el-Assad ».

[49]. Xavier Thomann, « Juger Bachar al-Assad pour crimes contre l’humanité ? Un jour, peut-être », 1er juin 2016.

[50]. Grégoire Fleuriot, « Les Américains ont organisé un vaste réseau de torture en Irak », Slate.fr, 7 mars 2013. « Irak: 30.000 prisonniers détenus sans procès, certains torturés, selon Amnesty », LeParisien.fr, 1 » septembre 2013.

[51]. Marc de Miramon, « La “guerre mondiale contre le terrorisme” a tué au moins 1,3 million de civils », LHumanite.fr, 24 avril 2015 ; article cité par Romain Jeanticou, « 1,3 million de civils seraient morts dans la “guerre contre le terrorisme” », ITele.fr, 27 avril 2015.

[52]. Semiramis Ide, « Tortures et viols, le quotidien de prisonnières en Irak », TV5Monde.com, 13 mars 2014.

[53]. Voir notamment le site de l’ambassade de France à Bagdad, Ambafrance-iq.org.

Source: http://maximechaix.info/?p=3379#more-3379

Azouzi

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Le président al-Assad dans une allocution devant l’Assemblée du peuple :

Président-al-Assad

Le peuple syrien a une fois de plus étonné le monde en prenant part à l’une des plus importantes échéances nationales et constitutionnelles

 

Damas/ Le président Bachar al-Assad a affirmé que le peuple syrien avait une fois de plus étonné le monde en prenant part à l’une des plus importantes échéances nationales et constitutionnelles et a adressé au monde entier un message clair sur son attachement à son indépendance quelles que soient les pressions.

Dans une allocution qu’il a prononcée devant l’Assemblée du peuple à l’occasion de la 2e législature, le président al-Assad a indiqué que cette Assemblée est différente de celles qui l’avaient précédée, vu que les électeurs avaient choisi des candidats qui étaient venus du fond de la souffrance.

« Que notre ligne dans la prochaine phase soit le travail pour l’autrui, non pas pour le soi, exactement comme l’avaient fait le blessé, le martyr et tous ceux qui se sont sacrifiés et qui continuent à le faire », a-t-il dit.

Et le président al-Assad de poursuivre : « Nous connaîtrons des conflits internationaux et régionaux entre des pays qui œuvrent pour préserver leur souveraineté et leur indépendance et des pays qui œuvrent pour réaliser les intérêts d’autres, même si au détriment des intérêts de leurs peuples ».

Il a souligné que l’essence du processus politique pour les pays soutenant le terrorisme a pour objectif dès le début de porter atteinte à l’essence du concept de la patrie, à savoir la constitution.

« Le régime confessionnel transforme les citoyens de la même patrie en des ennemis et en des adversaires », a-t-il fait allusion, assurant que l’unité ne commence pas par la géographie, mais par l’unité des citoyens.

Quant au Genève 3, le président al-Assad a dit : « Nous avons avancé, dès le début de Genève 3, un document de principes qui constitue la base du succès des pourparlers si l’autre partie l’avait voulu ».

Le président al-Assad a fait noter que le régime d’Erdogan fasciste, se centre toujours sur Alep, qui représente pour lui le dernier espoir pour son plan de Frères Musulmans. « Mais, Alep restera le cimetière où les espoirs et les rêves de cet assassin seront enterrés », a-t-il précisé.

En outre, le président al-Assad a salué tous les compatriotes partout en Syrie, lesquels défient la mort, le terrorisme et les plans de sédition et s’attachent à la volonté, à la vie, à la fermeté et à la victoire.

Le président al-Assad a indiqué que certaines parties ne s’étaient pas contentées du terrorisme des explosifs et des roquettes, mais ils l’avaient soutenu par le terrorisme économique via des sanctions imposées à la Syrie et par l’exercice des pressions sur la livre syrienne en vue d’effondrer l’économie et de mettre le peuple mettre à genoux.

Le président al-Assad a fait savoir que le gouvernement doit chercher des lois qui accélèrent le cycle de l’économie.

En outre, le président al-Assad a appelé à nouveau tous ceux qui avaient porté l’arme pour n’importe quelle raison à adhérer au processus des réconciliations.

Le président al-Assad s’est adressé aux héros de l’armée arabe syrienne et des forces qui l’appuient en disant : « Sans vous, nous ne nous sommes pas tenus fermes et nous ne sommes point demeurés ».

« Le triomphe du terrorisme doit inéluctablement se réaliser tant qu’il y a des pays, tels que l’Iran, la Russie et la Chine, qui soutiennent le peuple syrien, ainsi que le droit », a-t-il martelé.

Le président al-Assad a enfin mis en exergue l’héroïsme et la fidélité de la Résistance nationale libanaise et ce qu’elle avait apporté à la Syrie dans la lutte contre le terrorisme.

Allocution complète du Président Al-Assad devant l’Assemblée du Peuple à l’occasion de la 2e législature

Azouzi

 

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Syria: Aleppo Doctors Fight Back Against US, NATO False Flags and Terrorism

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Proletaren

“Most of the city is under the Syrian government’s control. A small part is in the hands of armed groups, or terrorists as we consider they are.” ~ Dr Tony Sayegh

Aleppo is Syria’s largest city. During the conflict’s first year Aleppo was relatively calm, unlike many other Syrian cities. In July 2012 hell broke out. The story from medical doctor Tony Sayegh about life in the million-city is dramatically different from the one we usually hear. In this interview he talks about living under terror, about the sanctions and the road to peace.

Hell on earth. Hospitals bombings. Tens of thousands of refugees.

No one has been able to escape the dramatic news about Aleppo in North Western Syria. But Tony Sayegh is not satisfied with how the Western media describes the situation. The first thing he does when we reach him on the phone is to say thank you.

Tony Sayegh: “I say thank you, because the Western media always reports from the other side. We who are living in the Government-controlled area of Aleppo are never allowed to express our views about what is happening. In almost four years we have lived under the fire from terrorists.”

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Proletären gets in contact with Tony Sayegh through the Syrian Medical Association in Aleppo. He is a surgeon and teaches at the faculty of medicine at Aleppo University.

TS: “Many doctors have left the city. Either because they are afraid or because there are no jobs. Many hospitals and clinics have been destroyed.”

Despite war and hardship Tony Sayegh has stayed and continued with his life, just like most of the city’s residents. He is anxious to give his view on the development and tell who are ones guilty of terrorism and attacks on hospitals.

TS: “We who live here refuse to talk about the western and eastern Aleppo, as if the city would be divided into two parts. It’s not true. Most of the city is under the Syrian government’s control. A small part is in the hands of armed groups, or terrorists as we consider they are.”

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The words from Tony Sayegh are important. A large majority of Aleppo’s inhabitants, nearly 1.5 million people, are in the government-controlled area. In the ”opposition-controlled” and much smaller part there is about 300,000 people. Yet it is this side media constantly refer to in the reports from Aleppo.

It is also important to note that opposition in this case means Jabhat al-Nusra, stamped as a terrorist group by the UN, and its allies. Because these groups are the ones who control the opposition area of Aleppo.

1: What do you think about the allegations that Syrian and Russian air force are bombing civilian targets in the “opposition” Aleppo? In late April, photos were spread from Al-Quds hospital where ”Aleppo’s last paediatrician”, Wassim Mohammed Maaz, was killed. Doctors Without Borders who support al-Quds condemned the attack.

TS: “First I want to say that we in the Syrian Medical Association have not heard of him. Every doctor in Syria must register in the association to be allowed to work. Since we do not know who he is, we can not express an opinion. The same applies to other doctors who are reported dead.

But I want to inform you that we know many doctors in terrorist-controlled areas, says Tony Sayegh. We have doctors there who work for and are paid by the Syrian government. Residents in these areas need the care as well.”

As for al-Quds Tony Sayegh does not believe the media reports. Four years ago there was no such hospital in Aleppo. Whatever it was that was attacked, it was not an established, well-known health facility. Tony Sayegh believes that the images of an anonymous building with sandbags outside indicates that it was a military site.

TS: “Doctors Without Borders is also not a clean organization, they have their financiers and receive outside support”

Doctors Without Borders have previously admitted that field hospitals in the Syrian opposition areas that the organization supported primarily cared for rebel fighters and not civilians. This is not mentioned in the media reports.

And it is not mentioned that the al-Qaeda group Jabhat al-Nusra in Aleppo has taken over health facilities and used them for other purposes. Already in April 2013 New York Times wrote that al-Nusra ~

“..has set up camp in a former children’s hospital and has worked with other rebel groups to establish a Shariah Commission in the eye hospital next door to govern the city’s rebel-held neighborhoods”.

2: What was it like in Aleppo before the conflict? And what happened when the war came to the city?

TS: “The people of Aleppo lived a normal life like in any city. It was a quiet town. Aleppo is Syria’s economic and industrial capital. During the first year of the Syrian crisis many people moved here from other cities, because in Aleppo it was quiet and the economical situation was good.”

In July 2012 everything changed. But it was not the residents of Aleppo who rebelled against the rulers. Parts of the city were invaded by armed groups with fighters from other areas of Syria and from other countries. Tony Sayegh believes that the interests at stake of the invasion was much bigger than the control of a single city.

TS: “The attempt to overthrow the government of Syria with weapons and riots had failed. Then they decided to focus on Aleppo, to turn against the whole Syrian economy. The armed groups took over the water utilitys and power plants to stop the supplys to the residents, and they focused on the industries. Entire factorys were taken down and driven to Turkey. They stole everything. That was when everything turned upside down and the bad days of Aleppo began.”

3:  Who were behind the invasion and the looting of industries?

TS: “Those who did this are terrorists no matter which name they go under. Most were not even Syrians, although there are Syrians among them. They got orders from outside. The looting of factories to Turkey took place on the orders of Mr. Erdogan, the president of Turkey.”

Four years after the invasion, life remains difficult in the Government-controlled area of Aleppo. Power shortage is a major concern. Food is available for purchase, but it is expensive. Something that makes life even more tough are the economic sanctions that the US and EU have imposed on Syria.

TS: “The sanctions do not hit the government but the people. It is us who pay the price. Luckily, Syria still has friends so we can buy medications. Although many doctors left and hospitals have been destroyed, and although we lack a lot, we still give patients a good health care”

For almost four years the violence has been ever present. The weeks before our conversation there were reports about massive bombardment of rockets, grenades and gas canisters against government areas. Among the places attacked, parts of the Maternity Hospital al-Dabit was destroyed and twenty people were killed.Capture4

TS: “It’s nothing new. We get our daily dose of bombs and grenades from the terrorists. We do not know whether it is accidental or intentional, but innocent people are killed, women and children are killed. This is never reported in the West.”

4: In the Western world we often hear about “moderate rebels” and “opposition” fighting for democracy and getting weapons and military training from the West.

TS: “We are still trying to understand the meaning of “moderate rebels” and “opposition”. We do not understand, we have not found them. They are terrorists who go by different names, like Jabhat al-Nusra or Daesh, and they are supported by the Gulf States.

Is Saudi Arabia a defender of democracy and human rights? Compare the situation of women in Syria before the conflict with the situation for women in Saudi Arabia. Their talk of democracy and human rights is a joke.”

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The war in Syria has been going on for more than five years. Despite the ceasefire agreement and meetings organized by the UN the killing and destruction continues. When these words are written, we hear tragic reports about the horrific terrorist bombings in the coastal cities of Jableh and Tartus with so far 148 dead.

We finish the conversation with Tony Sayegh with the question that we have asked many Syrians during the years of conflict:

5: How to make peace in Syria? What should the outside the world do to help Syria and its people to get away from the hell of war?

TS: “I’ll give you a short answer. Leave us alone, forget us.”

What do you mean?

TS: “Well, what we need is the US, Europe, Turkey and the Gulf States to leave us alone and stop supporting terrorists. There should be a decision by the UN Security Council that other states should stay out of Syria and that all those who have supported the terrorists should be punished.

When you have left us alone, when the borders are closed and you have forgotten about us, then I am confident that the Syrian army can bring us peace.”

***

http://21stcenturywire.com/2016/05/30/syria-aleppo-doctors-fight-back-against-us-nato-false-flags-and-terrorism/

Azouzi

 

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