Radio Rozana, ( «روزانة» إذاعة سورية مستقلة من باريس )


«روزانة» إذاعة سورية مستقلة من باريس
باريس – أرليت خوري
الخميس ٢٧ يونيو ٢٠١٣
«روزانة» هو الاسم الذي اختير لإذاعة سورية بدأت بثّها أمس، من باريس. ويصفها المشرفون عليها بالمستقلة وليست معارِضة، من منطلق الحرص على حيادها.
وكلمة «روزانة» تعني الفتحة الصغيرة التي يدخل منها الضوء إلى البيوت العربية القديمة، وأطلقت على الإذاعة التي تأمل مديرتها ليلى شواف بأن تكون «بقعة أمل للسوريين».
وتبث «روزانة» برامجها المكونة من نشرة إخبارية وتحقيقات ميدانية وتحليلات ونقاشات لتطورات الوضع السوري، على مدى ساعتين يومياً بواسطة قمر اصطناعي. على أن تبث لاحقاً وفي موعد لم يحدد بعد، على موجة «أف أم».
وقالت شواف خلال مؤتمر صحافي عقد في باريس أمس، تزامن مع إطلاق البث الإذاعي، إن المقصود هو «اطلاع المواطنين واللاجئين على الرهانات السياسية والاجتماعية والإنسانية المتعلقة بالصراع» والمساهمة في «بروز مجتمع حرّ وديموقراطي في سورية». وأضافت أن الإذاعة «وضعت على عاتقها متابعة تفاصيل الحياة اليومية للسوريين وإعطاء الكلمة للمدنيين الضحايا الأساسيين في هذا النزاع من خلال مراسليها داخل سورية ويبلغ عددهم 30 مراسلاً».
وتقرّ شواف بأن القيام بعمل صحافي مستقلّ وموضوعي لم يكن سهلاً بعد نحو أربعين سنة من الخوف والتكتّم، ما استوجب «العمل على أنفسنا وعلى المراسلين في الداخل للتوصل إلى مرحلة الاستقلال». وتكتّمت حول موازنة الإذاعة مكتفية بالقول إنها متوافرة لمدة سنة وقابلة للتجديد لمدة ثلاث سنوات، مؤكدة «عدم ارتباط «روزانة» بأي حكومة أو طرف سياسي».
وذكرت أن الممولين هم جهات غير حكومية منها «قناة فرنسا الدولية» و «الفيديرالية الدولية لحقوق الإنسان» و «إذاعة هولندا» وغيرها، وأنه من غير الوارد للإذاعة أن تقبل أي تمويل من أفراد من الجـــالية السورية حرصاً على موضوعيتها.
وإضافة إلى المراسلين يتكون الفريق العامل في الإذاعة في باريس من خمسة أشخاص هم غالبيتهم صحافيون شباب، سبق أن عمل بعضهم في وسائل إعلام سورية. ويمكن متابعة «روزانة» التي تمثل مبادرة مشتركة لصحافيين من داخل سورية وخارجها على الإنترنت

رابط المقال باللغة العربية:
http://alhayat.com/OpinionsDetails/527330
lien pour le texte en Français :
Depuis Paris, une poignée de journalistes syriens en exil ont lancé mercredi 26 juin Radio Rozana, dont l’objectif est de porter la voix des Syriens de l’intérieur. Diffusée sur Internet et par satellite, la radio s’appuie sur un réseau de correspondants restés au pays pour relayer une information « libre et indépendante ».
Syrie, Alep – Narciso Contreras/AP/SIPA
Un grand appartement lumineux, en plein cœur de Paris, converti en plateau radio pour les besoins de l’équipe : voilà l’idée qu’il faudra se faire des locaux de la radio syrienne Rozana (« la fenêtre qui laisse passer la lumière ») auxquels personne, mis à part les salariés eux-mêmes, n’a accès.

Face aux méthodes de répression de plus en plus musclées qu’adopte le régime de Bachar El-Assad depuis le début du conflit syrien en 2011, c’est dans le plus grand secret qu’ont en effet décidé de travailler les sept journalistes de ce tout nouveau média, qui aspire porter « la voix des Syriens de l’intérieur ».
Des professionnels de l’information, tous nés en Syrie et aujourd’hui exilés à Paris, dont la rédactrice en chef est une des rares à accepter de parler librement : « Face à l’augmentation du nombre de radios en Syrie, qui diffusent une information souvent partisane et parcellaire, il nous paraissait important de lancer un média qui rende compte du quotidien des Syriens dans leur pays, leurs souffrances et leurs espoirs » explique Lina Chawaf, 43 ans, dont plus de vingt passés dans les médias nationaux syriens. « Le tout en restant le plus indépendant possible ».
Un sacré défi, compte tenu du fait que Radio Rozana est née grâce aux financements de diverses organisations internationales, dont le Canal France international (CFI), directement rattaché au ministère français des affaires étrangères, l’International media support (IMS) danois et l’ONG Reporters sans frontières. Des liens qui n’empêchent pas le média de revendiquer une liberté totale.

« Nous voulons fournir une information de qualité qui ne soit pas biaisée. C’est la raison pour laquelle nous refusons tout soutien qui souhaiterait intervenir dans le contenu éditorial de la radio », martèle Lina Chawaf, qui se défend de soutenir « aucune faction de l’opposition syrienne, desquelles nous refuserions tout financement ou avantage quelconque s’ils nous étaient proposés ».

Interrogée sur l’avenir de la radio, qui dispose de fonds suffisants pour émettre pendant un an, l’ancienne présentatrice d’émissions de divertissement syrienne affirme également qu’elle ne cédera pas aux sirènes des subventions mirobolantes proposées par les pays du Moyen-Orient, dont certains, comme le Qatar, sont ouvertement engagés aux côtés de rebelles syriens.

Une ligne éditoriale défendue avec ferveur que Radio Rozana applique à ses 30 correspondants, qui fournissent, au péril de leurs vies, le gros de l’information diffusée pendant deux heures sur Internet et via le satellite Arabsat, aux côtés des analyses et des débats proposés exclusivement en arabe par la rédaction parisienne : « Nous avons établi une charte déontologique et choisi les différents correspondants en fonction de ces critères », poursuit Lina Chawaf. « Ils doivent respecter les règles journalistiques de base, parmi lesquelles l’impératif d’une diversification des points de vue ».

Jeunes, et pour la plupart issus des classes aisées de la société syrienne, les 30 correspondants ont été formés par le CFI en Turquie, et sont répartis sur l’ensemble du territoire. A leur disposition, tout le matériel nécessaire pour réaliser leurs reportages, ainsi qu’un salaire suffisamment conséquent, selon la rédactrice en chef de Radio Rozana, pour les dissuader de pratiquer un certain favoritisme : « Il est vrai que certains étaient des activistes anti-Bachar El-Assad », concède Lina Chawaf. « Mais aucun d’entre eux n’a appartenu aux milices armées. Ils sont simplement guidés par la volonté de s’affranchir du joug imposé par le régime depuis des dizaines d’années ».

Une influence dont la rédactrice en chef juge qu’elle est peut-être, en fin de compte, la plus pernicieuse : « Assurer notre indépendance face à l’extérieur est une chose, mais s’affranchir enfin du carcan idéologique dans lequel nous sommes nés en est une autre. En réalité, échapper à cette pensée unique que nous a imposé la dictature depuis notre naissance est peut-être l’étape la plus difficile de cette aventure. Mais il nous faut y parvenir pour proposer aux Syriens de l’intérieur une information vérifiée, qui évoque ce qu’il se passe véritablement sur place ».

Malgré le spectre de la censure et les coupures régulières d’électricité, Lina Chawaf et ses journalistes espèrent atteindre le plus grand nombre de leurs concitoyens, et ce en déployant notamment le plus rapidement possible Rozana sur les ondes FM ou les ondes moyennes. Le tout dans l’espoir de contribuer un jour « à l’avènement d’une société démocratique et libre » dans un pays où la guerre civile a déjà fait plus de 100 000 morts en moins de deux ans.
http://www.marianne.net/Radio-Rozana-Good-morning-Syria_a229792.html
http://www.marianne.net
Med OFFICE & Maha Nabelsi

A propos azouzi

"J'ai fait le premier pas et le plus pénible dans le labyrinthe obscur et fangeux de mes confessions. Ce n'est pas ce qui est criminel qui coûte le plus à dire, c'est ce qui est ridicule et honteux." Jean-Jacques Rousseau : Les confessions
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Radio Rozana, ( «روزانة» إذاعة سورية مستقلة من باريس )

  1. Maha Nabelsi dit :

    رائع جدا …مجهود مبارك …بالتوفيق

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s