Poste Special à notre Compatriote  » Myrna Nabhan ‘

Notre Syrie est dans nos Coeur

Notre Syrie est dans nos Coeur


Voila notre réponse à l’Article de notre compatriote Myrna Nabhan.
l’oncle Adnan Mousslmani,ma Fiancée Maha Nabelsi et moi même Azouzi Mohamed,
nous vous offrirons à travers ce Poste l’odeur du Jasmin de Damas et quelques Photos de la Capitale des Civilisations,
Le Jasmin de Damas et les Photos portent sous leurs feuilles et à travers les couleurs des Photos un Salut de Syriens et Syriennes très Chaleureux puisqu’il est parfumé et bénis ,accompagner par la voix des Moua’zens et le Son des Cloches des Eglises de Damas.
Myrna,on a pas oublié de vous mettre entre nos mots l’odeur de la Terre de Damas.
Patience Myrna notre Victoire est proche,Vos frère et Soeurs sont prés à reconstruire notre Syrie et vous promettent qu’elle serait plus belle et plus prospère….Courage,notre Syrie vaincra les Démons.

i شارع الحمراء وقاسيون

i شارع الحمراء وقاسيون

> A Damas.
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> « On attend… Comme durant ces deux dernières années, le temps s’est arrêté. Qu’importe au final la manière dont on risque d’être emporté. L’attente est parfois plus dure à supporter que le feu des bombes. Mais nous allons bien Hamdellah, ne t’inquiète pas, ne reviens pas et surtout, vis! ». Ces mots prononcés au téléphone sans aucun affolement par mes proches encore à Damas ne cessent de retentir dans mon esprit depuis l’annonce (aujourd’hui suspendue) d’une « expédition punitive » à l’encontre du gouvernement syrien accusé d’avoir fait usage d’armes chimiques. Alors que le concert des médias ne chantait qu’un seul suspect et que certains pays arabes applaudissaient la volonté de mise à mort de l’un des leurs, les grandes puissances continuaient de jouer avec le feu plus qu’elles ne luttaient contre l’incendie. Un massacre de plus, suscitant une indignation sélective et purement émotionnelle basée sur des preuves invérifiées et invérifiables comme si, avant ça, le sang des 110 000 victimes, des 2 millions de réfugiés et des 4 millions de déplacés n’était pas aussi rouge que cette ligne tracée à l’encre invisible.

السبكي

السبكي

> Pendant que tous débattent de la légalité et de la légitimité de « frapper » la Syrie et du démantèlement de son arsenal chimique, les armes conventionnelles, quant à elles ne se sont toujours pas arrêtées de cracher le feu et d’aligner les morts. Un acte macabre de plus dans la tragédie syrienne qui se joue depuis 30 mois et qui révèle une fois de plus l’hypocrisie des puissances tentant de préserver leurs intérêts. Dans ce conflit, la géopolitique a remplacé l’humanisme, le conservatisme religieux s’est substitué à la morale, la militarisation des esprits a pris le pas sur la négociation. Aujourd’hui la Syrie est au cœur de plusieurs luttes et divise le monde. Ceux qui préconisent d’arrêter le sang par le sang ont certainement oublié de lire certaines pages noires de l’Histoire. Il y a près de 100 ans les accords de Sykes-Picot avaient dessiné la région, ce qui se passe actuellement veut la redessiner pour les 100 ans à venir. Dans ce pays, où l’Histoire est partout et où on écrit l’histoire tous les jours, nous ne nous dirigeons pas vers un destin de notre choix mais nous subirons celui que nous hériterons de la guerre, cette guerre qui ne repose sur aucune certitude, cette guerre que certains veulent faire durer encore et encore comme si elle n’avait pas le droit de s’arrêter.

إنها دمشق ملتقى الحلم ونهايته

إنها دمشق ملتقى الحلم ونهايته

> « On ne vit plus vraiment »
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> « Hamdellah » (merci à Dieu), une louange que les Syriens ne cessent d’utiliser malgré l’enfer quotidien de la guerre, de ses drames et de ses privations, ce recours à la foi pour endurer la souffrance alors que certains viennent de tout perdre et d’enterrer ceux qu’ils ont de plus cher. Dieu est omniprésent dans ce conflit. Certains combattent « pour lui » en s’arrogeant le droit de parler en son nom sur Terre, nous poussant parfois à remettre en question notre foi, souvent à nous demander si le Ciel ne nous a pas oubliés, et à être personnellement révoltés contre lui. Beaucoup d’autres se tournent vers lui simplement pour tenter de supporter l’insupportable. Au fil des mois la peur a disparu et a laissé place à un fatalisme empreint d’une résignation forcée et consciente. Entre l’exil pour les privilégiés et l’exode pour ceux qui y sont forcés, d’autres sont résignés et restent sur place, certains par volonté, mais la majorité par manque de moyens. Nous luttons pour ne pas devenir un peuple de réfugiés mais nous sommes malgré tout devenus un peuple étranger, étrangers dans notre propre pays. Même si nous ne le quittons pas, lui est en train de nous quitter. Même en tentant de fuir la guerre, nous l’emportons tout de même avec nous dans nos bagages. Où que nous allions, où que nous soyons, on ne vit plus vraiment. Nous n’avons plus aucune prise sur notre pays et sommes juste devenus esclaves des événements et du Temps.
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> Même si nous ne portons pas des traces visibles de cette profonde blessure sur nous, nous les portons en nous. Nous sommes tous affectés d’une manière ou d’une autre, car même si nous avons été épargnés par la violence physique, une mélancolie, un mal silencieux nous habite désormais et à jamais. Nous nous éteignons chaque jour un peu plus, en silence, à des kilomètres des explosions, des salves de mitraillettes, des tirs de roquettes, des sirènes d’ambulances et des avions survolant les faubourgs des villes et des villages, en assistant impuissants à la destruction à petit feu de notre pays, sanglot après sanglot, agonie après agonie, deuil après deuil. Nous sommes tous les victimes de ce conflit, et nous n’avons pas le droit d’oublier les morts et les disparus que nous devons toujours faire vivre dans nos mémoires. Ces deux dernières années nous ont fait découvrir nos réactions et émotions, aujourd’hui totalement enfouies, trop souvent pour se protéger. Nos cœurs sont si lourds qu’il nous arrive souvent de croire qu’ils se sont arrêtés de battre. Au fur et à mesure nous avons commencé à craindre les lendemains, à perdre « ceux » et « ce » et que nous aimions. Nos amis sont devenus un mirage, nous avons peur d’eux, nous avons peur pour eux, nous avons peur de ne plus jamais nous retrouver. Nous avons tous changé et tout a changé. Nous avons peur de nos différentes opinions politiques et de nos différentes religions. Un tourbillon de folie meurtrière s’est levé, a réveillé les plus bas instincts de l’espèce humaine et qui, une fois apaisé, ne nous laissera que le goût amer de la rancœur, la tristesse, l’amertume, la douleur, la rage et la haine. Cette guerre a transformé nos vies. Nous ne vivons plus. Nous sommes en sursis. Nous n’oublierons jamais.

كنيسة الزيتون وجامع باب شرقي

كنيسة الزيتون وجامع باب شرقي

> Parler de la guerre sans la nommer
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> Lors de mon dernier séjour à Damas en mai et juin derniers, j’ai voulu photographier dans ma mémoire chaque lieu, chaque visage, chaque sourire et chaque larme que j’ai pu croiser et que je ne reverrais peut être plus jamais. J’ai voulu emporter avec moi la senteur de chaque souvenir et le souvenir de chaque senteur parce qu’à chaque départ de Syrie je ne sais pas si je reviendrai, quand je reviendrai et dans quel état je retrouverai le pays dans lequel j’ai grandi après les «événements», après « la crise ». Là-bas, rares sont ceux qui disent « la Guerre». Ils l’appellent sans la nommer, peut-être pour tenter de conjurer l’angoisse de leur funeste réalité quotidienne. Nous étions l’un des pays les plus sûrs au monde et maintenant nous en sommes devenus la hantise. Damas la ville qui ne dort jamais s’est transformée en une ville qui ne dort plus. Les gens ne sursautent même plus aux déflagrations et les mortiers et missiles ont remplacé les soleils et les mers dans les dessins des enfants. Une génération qui à l’aurore de sa vie entrevoit déjà la tombée de la nuit.
>
> Mais dans tout ce chaos, dans cette Syrie dans laquelle il est devenu si difficile de vivre, dans ce pays que l’on ne reconnaît plus, cette société à bout de nerfs épuisée par cette guerre qui n’en finit pas tente désespérément de préserver ce qui lui reste d’espoir. Il est évident qu’aucun Syrien ne sortira gagnant de ce conflit, trop de sang a déjà coulé dans nos montagnes, nos fleuves et nos vallées, mais même si nous avons déjà pratiquement tout perdu, nous refusons tout de même de perdre une chose essentielle qui constitue l’identité syrienne, notre capacité de vivre ensemble. Dans nos villes déchirées, parmi les ruines et les gravats, où l’air aujourd’hui empeste la poudre, où les immeubles béants sont devenus des retranchements et les ruelles des tranchées, nous persisterons coûte que coûte à entendre du haut de nos minarets l’appel à la prière du muezzin bercé par le son des cloches de nos églises. Ils peuvent vouloir nous empêcher d’exister, mais ne nous empêcheront pas de continuer à coexister. Ils peuvent nous plonger dans l’obscurité, mais ils ne nous empêcheront pas de lutter contre les ténèbres. Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n’empêcheront tout de même pas l’arrivée du printemps. Notre printemps qui sera, d’abord et avant tout, le retour à la paix.

 للحضارة والتاريخ عنوان- الحميدية

للحضارة والتاريخ عنوان- الحميدية

Une petite visite dans un souk de Damas, à l’ approche de l’Aïd Al-Adha (Aïd El-Kébir)

Myrna Nabhan

ربما هذه أفضل
للمغتربين فقط : عشقي .. بلدي .. ارضي
امضي في حواريها لاقبل الجدران
اتأمل في هواها ارفض النسيان
فيكي سنين تمضي
عشقي .. بلدي .. ارضي
محزون للفراق .. ارفض الهجران
………
فالدمع يشاركني توضيب امتعتي
والهم برافقني وتضيق بها سعتي
يا ليتني اطويكِ بحقيبتي احملكِ
يا ليتني حجرا اسكن فيكي ارافقك
يا بلدي آلمني بعدي عنك ..
……….
اينما سأروح لا مكان سيغنيني
عنكِ لا مياه غير مياهك تسقيني
ساعيش غريباً كالمكلوم تكويني
ايام الغربة عنك ناراً تصليني ..
يا بلدي آلمني بعدي عنك ..
……….
يوماً ما لرباك المحزونة سوف نعود
يوماً ما لن تبعدي عنكِ قرى وحدود
وسابقى وخلاني نحيا عمر ثاني
نعمر نزرع في اراضيكي املاً و ورود
يوماً ما لرباك ِ بلدي سوف نعود ..
……
يا بلدي راجعين ليكي يا شام
يا بلدي راجعين ..

دمشق تقاطع الحمرا 22 12

Azouzi & MAHA

A propos azouzi

"J'ai fait le premier pas et le plus pénible dans le labyrinthe obscur et fangeux de mes confessions. Ce n'est pas ce qui est criminel qui coûte le plus à dire, c'est ce qui est ridicule et honteux." Jean-Jacques Rousseau : Les confessions
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9 commentaires pour Poste Special à notre Compatriote  » Myrna Nabhan ‘

  1. Malle dit :

    Merci merci fils de cœur pour ces commentaires et photos qui nous font verser des larmes d’espoir et d’impuissance! Nos cœurs, nos pensées vous accompagnent en tout instant! La victoire est proche Inchallah, Dieu est en vous, qu’Il éclaire vos pas . Réjouissez-vous la Syrie est devenu le phare du monde arabe, vous êtes notre fierté!!!Malke

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  2. charles dit :

    Merci azouzi et maha,
    Très très touchant. Vous avez réussi à me faire pleurer ( parfois de joie et parfois de tristesse)
    Merci de tout coeur.
    charles

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  3. adalia dit :

    tres touchee , merci a vous.

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  4. Myrna dit :

    Bonjour,

    Je viens de tomber sur votre post, qui me touche beaucoup! Merci! 🙂

    Myrna Nabhan

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