Voilà pourquoi l’émissaire présidentiel français s’est rendu chez le Hezbollah.

 

emmanuel_bonne_hezbollah_Moussaoui

la chute de Qousseir, le chef des services de renseignement saoudiens, le prince Bandar Bin Sultan, s’était rendu à Paris, où il avait rencontré des diplomates français de haut niveau.

Le visiteur saoudien aurait affirmé à ses interlocuteurs que la participation du Hezbollah aux combats à Qousseir constitue une atteinte directe à la sécurité nationale saoudienne. Il se serait demandé à ce titre: «Qu’est-ce qui pourrait empêcher le Hezbollah de devenir un acteur régional capable de changer les régimes dans les pays du Golfe, Bahreïn et Arabie saoudite compris, dans l’éventualité où il serait à même de contribuer au maintien du président Bachar al-Assad au pouvoir?»

Une semaine plus tard, Bandar Bin Sultan, est retourné en France chargé d’un panier de stimulants économiques qui ont fait venir l’eau à la bouche de François Hollande. Ce dernier n’a pu résister longtemps au charme des 30 milliards de dollars qui ont été proposés par le royaume. Il a donc accepté de jouer avec tact le jeu qui consiste à contenir l’aventurisme saoudien sans toutefois oublier de rassurer les Américains du fait que les intérêts qui lient les deux pays sont purement d’ordre économique.

A cet effet, Hollande a tout d’abord levé le veto que la France avait opposé à l’inscription de l’aile militaire du Hezbollah sur la liste UE des organisations terroristes. Quelques jours après la décision européenne, l’administration française a adressé discrètement une invitation au député Ali Fayyad pour lui expliquer son point de vue à l’égard de la décision européenne et pour dire que celle-ci n’aura aucun impact sur la volonté de Paris d’être ouvert à l’égard du Hezbollah.

Les Français ont réussi à obtenir un changement au niveau de la conduite des Saoudiens, sans que ces derniers ne puissent acheter une nouvelle position française à l’égard du Liban, en contrepartie des deals économiques conclus, notamment du don saoudien destiné à équiper l’armée libanaise. Ce succès français illustre la capacité de Paris à arrondir les angles et à juguler l’impulsion de l’Arabie saoudite, qui était en passe de provoquer une conflagration au Liban, en imposant la formation d’un gouvernement de fait accompli.

La tournée de l’émissaire présidentiel, Emmanuel Bonne, auprès des responsables libanais est venue consacrer la médiation française. Hollande a donc réussi de convaincre la direction saoudienne lors de sa dernière visite au royaume de désamorcer la tension au Liban et de mener les Libanais à s’entendre sur la formation d’un gouvernement d’union nationale. Le message relayé par Bonne à Haret Hreik s’inscrit dans ce cadre. En se rendant chez le responsable des relations internationales du Hezbollah, Ammar Moussaoui, l’émissaire français a voulu assurer que Paris maintient son rôle de médiateur ainsi que son parrainage de toute éventuelle sortie de crise au Liban et que les relations avec le Hezbollah sont constantes.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=151545&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

Azouzi & Mahasham 

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