C dans l’air : otages, des djihadistes parlant français 21/04/14

Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torrès

Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torrès

Otages : des djihadistes parlant français

Ils sont libres. Après dix mois de captivité en Syrie, Edouard Elias, Didier François, Pierre Torres et Nicolas Henin ont retrouvé ce dimanche matin le sol français. La libération des quatre journalistes ramène à deux, Serge Lazarevic et Gilberto Rodriguez Leal, le nombre des Français actuellement otages dans le monde, et soulève des questions : comment ont-ils été enlevés ? Comment ont-ils été traités ? Et comment ont-ils été libérés ?

Après l’émotion des retrouvailles, le temps des premiers témoignages. Au lendemain du retour en France des journalistes Edouard Elias, Didier François, Pierre Torres et Nicolas Henin, les paroles se libèrent ce lundi, prudemment. Celles des quatre ex-otages qui racontent petit à petit les conditions dans lesquelles ils ont été détenus pendant dix longs mois, et celle des autorités, apportant des premiers éléments sur les conditions de la libération.

Didier François, 53 ans, grand reporter à Europe 1, et le photographe Edouard Elias, 23 ans, avaient été portés disparus en Syrie le 6 juin 2013 alors qu’ils faisaient route vers Alep. Nicolas Hénin, 37 ans, reporter à l’hebdomadaire Le Point, et Pierre Torrès, 29 ans, photographe indépendant, avaient été capturés le 22 juin à Raqqa. Ils étaient tous les quatre aux mains de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), le plus radical des groupes jihadistes en Syrie, qui détenait également plusieurs journalistes européens libérés ces derniers mois. Selon le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, certains des geôliers parlaient français. « Il y a des Français, des Belges, des Italiens, des Européens en général, qui sont partis faire le djihad » en Syrie, a-t-il précisé lors du Grand rendez-vous i-Télé, Europe 1, Le Monde.

De retour parmi ses collègues d’Europe 1, ce lundi matin, Didier François a décrit des conditions de détention « rudes » et « rock’n’roll ». « On est restés dix mois complets dans des sous-sols sans voir le jour, un mois et demi entièrement enchaînés les uns aux autres », a rapporté le reporter. Sans entrer dans les détails, le journaliste a raconté que « dans un pays en guerre, ce n’est pas toujours simple, que ce soit la nourriture, l’eau, l’électricité, parfois c’était un petit peu bousculé, les combats étaient proches, il est arrivé qu’on soit déplacé très rapidement dans des conditions un peu abracadabrantes ». Le journaliste a aussi la « tension », le « stress » auxquels ils ont été soumis, sous la coupe du groupe jihadiste EIIL, ainsi que les « simulacres d’exécution » qu’il ont subis.

Otages en Syrie : un journal allemand parle de rançon, la France dément
«L’Etat ne paie pas de rançon», a martelé François Hollande après avoir accueilli les quatre ex-otages en Syrie sur le tarmac de l’aéroport militaire de Villacoublay, le dimanche 20 avril. Un discours déjà tenu par ses prédécesseurs à l’Elysée, et qui vise clairement à dissuader les potentiels preneurs d’otages de ravir d’autres ressortissants français dans le monde. Mais selon l’hebdomadaire allemand Focus, la Francea versé 18 millions de dollars (13 millions d’euros) pour la libération des quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie et relâchés la semaine dernière.

«Les fonds, convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont été versés aux ravisseurs par l’intermédiaire des services secrets turcs», écrit Focus, citant des sources proches de l’Otan à Bruxelles. Selon des experts de l’Otan, l’espionnage français a été informé dès le début de la prise d’otage du lieu de détention des quatre journalistes, mais a renoncé à une intervention armée pour les libérer en raison des combats qui secouent la Syrie, poursuit le magazine.

Le ministère de la Défense dément le versement d’une rançon

La cabinet du ministère de la Défense a tenu à apporter samedi un démenti à ces affirmations. «Le gouvernement dément catégoriquement les informations contenues dans l’hebdomadaire cité et réitère la position de la France sur la question des libérations d’otages telle que Laurent Fabius l’avait rappelée samedi dernier», a affirmé cette source.

Didier François, grand reporter à la radio française Europe 1, et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d’Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l’hebdomadaire français «Le Point» et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa.
Ils ont été retrouvés par une patrouille de l’armée turque dans la nuit du 19 au 20 avril dans le no man’s land de la frontière séparant la Turquie et la Syrie, près de la petite ville turque d’Akçakale (sud-est).
http://www.leparisien.fr/international/syrie-la-france-aurait-verse-13-millions-d-euros-pour-la-liberation-des-otages-26-04-2014-3796731.php

Mahasham & Azouzi

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"J'ai fait le premier pas et le plus pénible dans le labyrinthe obscur et fangeux de mes confessions. Ce n'est pas ce qui est criminel qui coûte le plus à dire, c'est ce qui est ridicule et honteux." Jean-Jacques Rousseau : Les confessions
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