Le musée de l’Ermitage avance au président russe des suggestions sur la restauration de Palmyre

 

Palmyre

Moscou / Mikhail Piotrovsky, directeur général du musée russe de l’Ermitage à Saint-Saint-Pétersbourg, a indiqué qu’il avait livré au président Vladimir Poutine, des suggestions sur la restauration de la ville archéologique de Palmyre.

Dans un point de presse retransmis par l’Agence de presse “Tass”, Piotrovsky a fait allusion aux plans définis que l’Ermitage, l’Académie russe des sciences et le ministère des sciences et de la culture peuvent faire dans la ville archéologique Palmyre.

Il a indiqué qu’il avait fait un appel téléphonique avec la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, et lui avait fait part des plans de l’adhésion de la Russie à la campagne internationale de la reconstruction de Palmyre après la fin de son déminage.

http://sana.sy/fr/?p=58404

Site de Palmyre

Oasis du désert de Syrie au nord-est de Damas, Palmyre abrite les ruines monumentales d’une grande ville qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Au carrefour de plusieurs civilisations, l’art et l’architecture de Palmyre unirent aux Ier et IIe siècles les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Oasis du désert de Syrie au nord-est de Damas, Palmyre abrite les ruines monumentales d’une grande ville qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Au carrefour de plusieurs civilisations, l’art et l’architecture de Palmyre allièrent aux Ier et IIe siècles les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Mentionnée pour la première fois dans les archives de Mari au IIe millénaire av. J.-C., Palmyre était une oasis caravanière établie lorsqu’elle entra sous contrôle romain dans la première moitié du Ier siècle et fut rattachée à la province romaine de Syrie. Elle devint peu à peu une cité prospère sur la route commerçante reliant la Perse, l’Inde et la Chine à l’Empire romain, au carrefour de plusieurs civilisations du monde antique. Longue de 1100 m, la grande colonnade constitue l’axe monumental de la ville qui, avec d’autres rues secondaires perpendiculaires également bordées de colonnes, relie les principaux monuments publics dont le temple de Bel, le Camp de Dioclétien, l’Agora, le Théâtre, d’autres temples et des quartiers d’habitations. L’ornementation architecturale, qui présente notamment des exemples uniques de sculpture funéraire, associe les formes de l’art gréco-romain à des éléments autochtones et à des influences perses dans un style profondément original. En dehors de l’enceinte fortifiée, se dressent les vestiges d’un aqueduc romain et d’immenses nécropoles.

La découverte des ruines de la cité par des voyageurs aux XVIIe et XVIIIe siècles a influencé par la suite les styles d’architecture.

Critère (i) : La splendeur des ruines de Palmyre qui se dressent dans le désert syrien au nord-est de Damas témoigne de la réalisation esthétique unique d’une oasis caravanière prospère, tour à tour indépendante et soumise à Rome du Ier au IIIe siècle. La grande colonnade constitue un exemple caractéristique d’un type de structure qui représente une évolution artistique majeure.

Critère (ii) : La reconnaissance de la splendeur des ruines de Palmyre par des voyageurs aux XVIIe et XVIIIe siècles a eu une influence décisive sur le renouveau ultérieur des styles d’architecture classiques et de l’urbanisme en Occident.

Critère (iv) : La grande colonnade monumentale, ouverte au centre et flanquée de bas-côtés couverts, les rues secondaires perpendiculaires de conception identique et les principaux monuments publics illustrent de manière exceptionnelle l’architecture et la configuration des villes à l’apogée de l’expansion de Rome et de son engagement en Orient. Le grand temple de Bel est considéré comme l’un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient par sa conception unique. Le traitement de la sculpture et de la gravure de l’arc monumental par lequel on pénètre dans la cité depuis le grand temple est un exemple exceptionnel d’art palmyrénien. Les monuments funéraires de grande envergure situés en dehors de l’enceinte fortifiée, dans la « Vallée des Tombeaux » témoignent de remarquables méthodes de décoration et de construction.

Intégrité(2009)

Tous les éléments essentiels, dont la grande colonnade, les principaux bâtiments publics et les monuments funéraires, sont situés à l’intérieur des limites. Les tombeaux-tours et la citadelle sont vulnérables aux plus légers séismes et à l’absence de conservation. Depuis l’inscription, la population de la ville adjacente s’est développée et empiète sur la zone archéologique. Malgré l’accroissement de la circulation, la route principale qui traverse le site a été déviée. Le développement du tourisme exerce des pressions sur les installations situées dans le périmètre du bien.

Authenticité (2009)

La grandeur et la splendeur des éléments essentiels est bien mise en valeur. Le cadre est néanmoins vulnérable à l’empiétement de la ville adjacente, qui pourrait avoir un impact négatif sur la perception des vestiges en tant qu’oasis, étroitement liés à leur environnement désertique.

Besoins en matière de protection et de gestion(2009)

Le site a été classé monument national et il est maintenant protégé par la Loi nationale sur les Antiquités n° 222, telle qu’amendée en 1999. Une zone tampon a été établie et proclamée en 2007 mais n’a pas encore été soumise au Comité du patrimoine mondial.

Le plan d’action stratégique régional actuellement en préparation devrait fournir des orientations permettant d’étendre et de redéfinir le site en tant que paysage culturel, en tenant compte des zones de transition autour du site archéologique, de l’oasis et de la ville.

Il importe maintenant d’établir un plan de conservation et de restauration qui traite totalement les problèmes complexes que pose ce vaste site aux multiples aspects. Cela permettrait une gestion coordonnée, l’établissement de priorités claires et d’une stratégie de tourisme culturel, et la résolution des problèmes liés à l’expansion de la ville voisine.

La colonnadeLes Tétrapyles (édifice à quatre colonnes)

http://whc.unesco.org/?cid=31&l=fr&id_site=23&gallery=1&&maxrows=68

Azouzi

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"J'ai fait le premier pas et le plus pénible dans le labyrinthe obscur et fangeux de mes confessions. Ce n'est pas ce qui est criminel qui coûte le plus à dire, c'est ce qui est ridicule et honteux." Jean-Jacques Rousseau : Les confessions
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